Le vélo en ville

En ville, je fais 90 % de mes déplacements à vélo et, en général, tout se passe bien. Les automobilistes sont de plus en plus conscients qu’ils doivent modifier leur comportement, partager la route dont ils ont été jusqu’ici les maîtres absolus et faire preuve de civilité envers les cyclistes. C’est un important changement de comportement, qui demande du temps et de l’éducation avant de s’installer pour de bon. Mais peut-être faudrait-il aussi inviter les cyclistes à faire preuve d’autant d’ouverture d’esprit et de civilité, et à ne pas considérer tous les automobilistes comme de sales pollueurs en train de tuer notre planète. La question du dérèglement climatique est, je crois, un peu plus complexe que cela…

1 commentaire
  • Luc Le Blanc - Abonné 26 juin 2018 08 h 01

    D'où viennent les GES? Ce n'est pas si compliqué que ça!

    Je fais aussi 90% de mes déplacements à vélo, et tout se passe assez bien, mais je reste conscient que 40% des GES qui causent le dérèglement climatique sont issus du transport. Ces GES ne proviennent pas d'un seul gigantesque camion qu'on n'arrive pas à intercepter pour résoudre le problème, mais de la somme de tous les véhicules circulant sur nos routes en brûlant des combustibles fossiles (je néglige ici le reste du cycle de vie des véhicules). Donc, oui, chaque voiture sur la route est une source de GES et de pollution. Déterminer s'il s'agit de simple pollueurs ou de «sales pollueurs qui tuent la planéte» est une question d'appréciation personnelle, mais votre lettre revient à déresponsabiliser chacun de ses choix en lui faisant croire que le problème est ailleurs et ne dépend pas de lui. Pourtant, dans le domaine de la pollution, on dit justement que chaque geste compte, car si on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème...