Pas de quoi être fier

Bravo Beaulieu, bravo Duceppe, vous avez eu la peau de Martine Ouellet. Ce n’est pas entre fédéralistes qu’on aurait pu imaginer une telle campagne de dénigrement. Évidemment, rejeter la promotion de l’indépendance sur toutes les tribunes n’était qu’un prétexte. Pour des carriéristes, tels les sept députés démissionnaires, défendre les intérêts du Québec à Ottawa permet quelques réélections et une confortable pension. C’est comme au PQ, surtout ne pas promouvoir la souveraineté, histoire de ne pas provoquer de vagues afin de récupérer le vote de fédéralistes mous branlants entre deux chaises et d’occuper des sièges à l’Assemblée nationale. Y a-t-il encore une place sur l’échiquier politique au Québec pour les indépendantistes qui ont horreur de l’ambiguïté ?

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7 commentaires
  • Gilles Bousquet - Abonné 7 juin 2018 07 h 40

    Entre le siège et le Québec un pays

    Tous les députés du PQ et ceux du Bloc et de Québec debout, sauf 2 du Bloc, M. Barsalou-Duval et Mme Gill et peut-être les 2 qui reviennet au Bloc plus M,. Beaulieu, cas pas certain, croient, peut-petre avec raison, qu'il n'est pas à leur avantage électoral, de mousser ouvertement, l'idée du Québec un pays, faut de ne pas en avoir fait la promotion depuis 23 ans...MINUMUM. Presque du Hi Ha Tremblay.

  • Gaétan Dostie - Abonné 7 juin 2018 08 h 48

    Oraison pour des salauds

    J'ai été un électeur de Gilles duceppe jusqu'à sa défaite. Cet homme aujourd'hui, accoquiné à l'ancien président de la SSJB de Montréal, me donne la nausée, chaque fois que j'entends son nom. Pouvez-vous nous foutre la paix pour toujours. Quant à ce "québec pas à genoux", je vais désormais être virulent contre vous, Vous êtres des salauds!

    Gaëtan Dostie

  • Michel Blondin - Abonné 7 juin 2018 11 h 32

    La tolèrance

    Plusieurs indépendantistes ont tolérés les attentistes d'associationistes canadianisées malgré la preuve par quatre qu'elle est une utopie irréaliste de colonisés qui n'en finissent plus de demander une autre volée.

    La porte est fermée à clé pour mille ans. Peut-on avoir un peu de réalisme? Il faut défaire ce courrant de défaitisme totalitaire.

    Les attentistes devront cette fois perdre la bataille du pouvoir. L'incohérence les achèveront et se révèle lors de moment critique.
    Ces attentistes sont minoritaires au Bloc et le seront au PQ s'il ne réfléchissent pas comme une 12 watts. Avec une pensée de moins on en parle plus on va gagner l'élection et le reste de je-ne-sais-quoi, on va nul part. D'une incohérence totale, ils sont devenus nuisibles à l'indépendance par leurs irréalismes et leurs attitudes molassonnes. 50 ans d'attentisme défaitiste est une preuve solide de l'impertinence de cette approche canadianisée.
    Les attentistes ont un discours suicidaire.

  • Yvon Massicotte - Abonné 7 juin 2018 14 h 09

    Un déni de la réalité

    Être marginal et en être fier est une position défendable et souvent honorable.

    Rêver l'utopie de l'indépendance quand ce rêve tient compte des réalités du présent et suscite par le fait même une énergie créatrice et de nombreuses adhésions, est souvent nécessaire et est un élément essentiel de toute volonté de changement.

    Mais rêver au pays pour échapper à la réalité présente et se réfugier dans un déni des faits devient un substitut à la véritable action et cause à la longue une démobilisation générale. J'ai bien peur que nos bloquistes-indépendantistes purs et durs ne soient dans cette catégorie. La prochaine élection fédérale va probablement démontrer l'irréalisme de leurs efforts; mais je ne suis pas sûr qu'ils vont le comprendre.

    • Michel Blondin - Abonné 8 juin 2018 07 h 31

      Je ne comprends pas très bien votre dernier paragraphe. Les bloquistes indépendantistes sont cohérents entre ce qu'il pense et ce qu'il font, leurs actions. Les attentistes sont des incohérent temporaire depuis 50 ans qui ne puisent pas à la réalité. Bien qu'elle soit nié, les attentistes se canadianisent et préfèrent la compromission alors que ce qui doit être fait relève de la révolution démocratique difficile.

      Ceux qui nient les faits politique sont les attentistes. La peur des conséquences inhibent leurs actions.

      Dans la situation actuelle, ni l'un ni l'autre n'irait loin. Mais trois mois en politique est une éternité pour la mémoire " courte vue" de tout électeur sur la planète.

      Vouloir un pays est noble et tout à fait réaliste et réalisable. Les colonisés du Québec canadianisés renient leurs origines et le prolongement de leur histoire qui cherche sa pérennité. En 1970, peu votait pour le PQ. Pourtant il a pris le pouvoir en 1976. La persistance n'est pas un défaut!

  • Claude Bariteau - Abonné 7 juin 2018 16 h 11

    Vingt trois ans plus tard

    Parizeau parti, Bouchard et Landry ont tiré à bout portant sur les indépendantistes pour revenir à l'association recherchée par Lévesque en 1980 dans un contexte totalement différent de celui de 1995 au sein duquel l'ALE et l'ALÉNA changeaient la donne en libérant l'économie du Québec du contrôle canadien.

    Depuis, une déferlante canadienne a transformé le Québec en champ de ruine avec l'appui d'associationnistes désireux de voir le Québec dans les bras du Canada plutôt que de préparer le terrain et susciter l'enthousiasme pour l'indépendance.

    Leurs hésitations ont permis les élections des matamores Charest et Couillard et le retour en force de l’ADQ avec la CAQ de Legault et un PQ ayant dans sa mire la barbotteuse provinciale alors qu’il urge de dire clairement que l’indépendance n’est pas une souveraineté-accordéon, mais la création d’un pays avec tout ce que ça comporte.

    Cela comprend des citoyens et des citoyennes motivées et mobilisées, un système politique républicain qu’ils définiront, un « vivre-ensemble » décidé démocratiquement dans le respect de droits reconnus, un pouvoir économique généré par tous nos impôts, une présence sur la scène internationale, un territoire élargi et aménagé selon nos priorités, une armée et des ententes avec divers pays.

    Ces hésitations ont empêché de débattre de ces points pendant que le Canada minait le Québec, de mettre au point une démarche révisée parce que le recours au référendum, sans entente préalable, est un leurre et, surtout, de savoir comment changer le champ de ruine en un territoire québécois.

    Comme d’autres, j’ai combattu ces hésitations. Je persiste parce que, sans un cap bien défini, parler d’indépendance c’est comme parler du sexe des anges alors qu’il importe de dire et redire ce que pourrait être le Québec devenu pays.

    • Gilles Bousquet - Abonné 7 juin 2018 17 h 03

      Mme Ouellet s'est fait sortir, par des Indépendantistes de principe mais pas de pratique, parce qu'elle voulait trop mousser le Québec un pays, est-ce assez fort ? Trop fort ! Que la plus intéressante indépendantiste scandalise 66 % des Indépendantistes, par la calomnie de ses 7 mutins et des médias, ça montre la force des mal intentionnés. Misère.