Quousque tandem…

Jusqu’à quand les indépendantistes, souverainistes, bloquistes, deboutistes vont-ils abuser de notre patience (…abutere patientia nostra) en nous offrant jour après jour le spectacle désolant de leurs divisions internes, de leurs tiraillements, de leurs chicanes, de leurs vendettas, de leurs querelles sans fin qui polluent la scène politique québécoise ? Ces politiciens assassinent le vrai débat public, le débat d’idées, le débat axé sur la recherche de solutions innovantes pour régler les problèmes les plus pressants. Cicéron y aurait certainement vu une parodie de politique qui ne mène nulle part.

Ne peut-on pas aimer le Québec et en défendre fermement les intérêts sans tomber dans le nationalisme primaire qui consiste à être contre les autres, à élever des frontières (contre le ROC) et des barrières (contre les immigrants) pour supposément se protéger d’un étranger jugé menaçant ? La peur de l’autre ne révèle-t-elle pas au fond un manque de confiance en soi-même ? L’Allemagne a accueilli un million d’immigrants et elle reste la première puissance d’Europe.

Ne vaut-il pas mieux être patriote que nationaliste ? Le patriote travaille pour sa patrie, c’est-à-dire pour l’ensemble de ses compatriotes (cum patris). Sa démarche est positive, constructive, rassembleuse. Le nationaliste, lui, cherche à se distinguer des autres, à s’en séparer, à faire bande à part. Je préfère, quant à moi, le patriote qui ne manque pas d’assurance en lui, qui a de la détermination et qui se dépense pour le bien commun. Le vrai patriote fait passer l’intérêt collectif avant ses propres intérêts ou sa propre réélection, s’il est politicien. Le Québec n’est pas né pour un « petit pain », mais ce n’est pas avec de petits politiciens chicaniers qu’il développera son immense potentiel et qu’il façonnera un avenir meilleur pour tous ceux qui, comme moi, sont fiers d’être Québécois, mais déçus de leurs politiciens.

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