Amir Khadir, le dérangeur

Nonobstant le fait que je n’ai jamais été un militant de Québec solidaire (QS), il me faut reconnaître que le départ d’Amir Khadir de la vie politique laissera un grand vide à l’Assemblée nationale du Québec, notamment pour ses ripostes directes qui avaient souvent l’heur d’alimenter de façon constructive les débats parlementaires.

Devant un petit groupe de partisans de QS, le politicien de 56 ans n’a rien perdu de sa verve habituelle en réitérant la volonté de Québec solidaire de faire en sorte « que l’économie soit au service de tout le monde et pas seulement des gros bonnets de la finance et de l’industrie », et en dénonçant vertement les mécanismes du capitalisme, « les lobbys d’affaires, l’argent trop proche du pouvoir, la politique inféodée au pouvoir de l’argent ». Dans ces conditions, l’objectif demeure de « changer ce système corrompu qui détruit la nature et fabrique des inégalités », lance Amir Khadir.

Toutefois, au-delà de toute connotation partisane, je retiendrai d’Amir Khadir sa constance inébranlable dans ses convictions sociales-démocrates, pour lesquelles il a toujours porté bien haut le flambeau au risque de déranger à de multiples occasions les tenants du néolibéralisme.

2 commentaires
  • Jean-François Trottier - Abonné 12 mai 2018 10 h 21

    Hein ? Social-démocrate ???

    Vous pouvez dire ce que vous voulez mais pas ça.

    Khadir est socialiste radical. Il y a et il y a eu des élections dans plusieurs pays socialistes, ce n'est pas incompatible.

    La différence est que dans les pays socialiste le vote donne les pleins pouvoirs alors que dans les vraies démocraties, et donc les social-démocraties, le vote donne certains pouvoirs, dont principalement la capacité de négocier sérieusement et de tenir les promesses tenues autour de la table.

    Si vous relisez le programme de QS et repassez les déclarations de ses leade... pardon, de ses porte-parole, et si vous suivez un peu la façon dont les discussions se font en plénière, vous constaterez comment le vote y est vu comme définitif et absolu.

    D'autre part, le programme économique de QS est totalement inapplicable sans des pouvoirs très... comment dire... très musclés.

    Le fait qu'll soit farfelu n'y change rien : ça va prendre des "pouvoirs extraordinaires" pour l'appliquer, sinon il ne se fera jamais, même pas un peu. Les québécois sont trop débrouillards et complexes pour rester enfermés dans une vision aussi étroite.

    C'est triste à dire mais QS n'aime pas les gens. QS aime avoir raison.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 13 mai 2018 05 h 11

    … ?!? …

    « Toutefois, au-delà de toute connotation partisane, je retiendrai d’Amir Khadir sa constance inébranlable dans ses convictions » (Henri Marineau)

    Oui, en effet, ce personnage, coloré à souhait (A), est une personne déterminée et engagée d’audaces et de convictions socio-économiques, politiques, voires religieuses !

    De cette « détermination », il se dirait que la Politique québécoise est appelée à réfléchir pendant qu’elle légifère ainsi que sur sa manière de réfléchir et légiférer, et ce, au nom de la Maison du Peuple et de la Population québécoise !

    Que retenir de cet homme, médecin et député de Mercier ?

    … ?!? … - 13 mai 2018 –

    A : Nonobstant ses orientations politiques « partisanes » inquiétantes et audacieuses, ce coloré personnage, en tant qu’un des fiers combattants en faveur des questions liées au monde de la Justice sociale et homme de cœur, mérite, néanmoins ?!?, quelques douceurs apolitiques non partisanes ! Bref !