Desjardins, bougie d’allumage de l’économie dans nos régions

Plusieurs caisses Desjardins à travers le Québec ont récemment annoncé des modifications à leur réseau de distribution. J’ai eu l’occasion de lire de nombreuses lettres ouvertes et commentaires sur les réseaux sociaux de membres qui pourfendaient leur coopérative de services financiers et déchiraient leur chemise sur la place publique, au nom de la dévitalisation des régions, dont la cause n’est rien de moins que le Mouvement Desjardins dans son ensemble.

À titre de dirigeant élu d’une caisse Desjardins, je me suis senti interpellé. C’est en réalité tout le contraire. Le Mouvement Desjardins est l’une des seules institutions financières qui contribuent quotidiennement au développement social, économique et culturel de nos régions à travers le Québec.

Desjardins est la bougie d’allumage de nombreux projets qui contribuent à augmenter le dynamisme économique des régions du Québec. Il suffit de voir les projets destinés au développement de nouvelles entreprises qui sont soutenus par notre grand mouvement coopératif. Le Fonds de 100 millions, mis sur pied par M. Guy Cormier, président du Mouvement Desjardins, en novembre 2016 est un bon exemple du souffle que Desjardins souhaite donner aux régions afin de leur permettre d’atteindre leurs ambitions de développement. Il suffit aussi de se promener à travers le Québec pour constater à quel point la présence de Desjardins est forte, que ce soit par les logos dans les arénas, sur les programmes des festivals, dans les maisons des jeunes et la majorité des organismes communautaires. La présence de Desjardins ne se résume pas à des points de service sous-utilisés qui demeurent accessibles, mais plutôt à un appui à des projets dont les communautés ont le plus besoin.

La dynamique économique a changé et les membres des caisses ont changé également, c’est ainsi et Desjardins n’a d’autres choix que de s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation de ses membres.

3 commentaires
  • Gilles Bousquet - Abonné 7 mai 2018 06 h 39

    Oui, Desjardins doit s'adapter au marché

    Desjardins doit s'adapter ou disparaitre, quand on mconnait le marché avec des membres qui veulent recevoir de bons taux d'intérêt à comparer avec la concurrence, même chose pour les emprunts. Pour ça, faut être rentable, tout en servant correctement les membres.

    D'accord avec vous.

  • Paul Gagnon - Inscrit 7 mai 2018 10 h 08

    Une journée dans la vie d'un pneu

    Ça me rappelle un documentaire vu sur Télé-Québec, il y a quelques années. Une partie du film « Une journée dans la vie d'un pneu » (https://www.youtube.com/watch?v=i29opxpavMQ) raconte les intérêts contradictoires auxquels sont confrontés les travailleurs. J’ai retenu celui-ci : alors que chaque travailleur espère avoir la plus belle retraite possible (le rêve de la « Liberté 55 » qui a succédé celui de la « Société des loisirs » – les boomers vieillissent eux aussi), il a besoin pour cela de conserver son emploi, un bon emploi. Mais voilà, les gérants des fonds de pension se doivent d’obtenir les meilleurs rendements, ce qui les amène, comme tout investisseur, à exiger une gestion « rigoureuse » des dirigeants des corporations où elles mettent leur milles. Ces derniers sont alors amenés tout naturellement à couper dans le personnel, à fermer et délocaliser des usines, etc. C’est le serpent qui mord sa queue.
    Pour les plus vieux qui se rappellent l’expérience de Cooprix (grosses coopératives alimentaires), c’est un peu la même expérience, mais du point de vue des consommateurs. Les membres achetant à l’extérieur des magasins Cooprix tout produit meilleur marché, ce qui rendait la gestion des Cooprix intenables à terme. Il y aurait eu aussi une expansion trop rapide qui n’a pas amélioré les choses.

  • Gilles Bonin - Abonné 8 mai 2018 04 h 55

    Mais...

    Le titre fait image; on comprend l'idée générale. Mais il rappelle surtout le passé - aujourd'hui les bougies d'allumage n'existent plus, alors...