Quel «argent public» pour le baseball?

Pour une rare fois, j’étais bien d’accord avec Philippe Couillard lorsqu’il a déclaré que le sport professionnel était une entreprise privée et qu’il revenait au privé de le financer. De son côté, la mairesse Plante flirte avec l’idée de ramener le baseball à Montréal, et on jongle maintenant sur la façon de favoriser ce retour. La moitié des fans ne sont même pas convaincus qu’il faille investir de l’argent public dans l’aventure, mais en politique, une fois lancée, une mauvaise idée semble ne plus pouvoir s’arrêter. Alors, on cherche comment aider sans paraître verser de l’argent public.

Hélas, il n’y a pas qu’une subvention directe qui pompe l’argent des contribuables. Un congé d’impôts fonciers, un terrain gratuit ou un allégement fiscal, tout cela constitue un manque à gagner pour le trésor public, que doivent compenser les contribuables. Alors, si madame Plante tient à enfiler le costume de Youppi laissé par son prédécesseur, que nous avons pourtant chassé de l’Hôtel de Ville, qu’elle ait au moins l’honnêteté de chiffrer le coût de l’aide accordée et qu’elle rende cette cotisation facultative sur le compte de taxes.

On verra bien combien de citoyens auront envie de financer volontairement le retour de « Nos Amours » millionnaires.

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