Quel «argent public» pour le baseball?

Pour une rare fois, j’étais bien d’accord avec Philippe Couillard lorsqu’il a déclaré que le sport professionnel était une entreprise privée et qu’il revenait au privé de le financer. De son côté, la mairesse Plante flirte avec l’idée de ramener le baseball à Montréal, et on jongle maintenant sur la façon de favoriser ce retour. La moitié des fans ne sont même pas convaincus qu’il faille investir de l’argent public dans l’aventure, mais en politique, une fois lancée, une mauvaise idée semble ne plus pouvoir s’arrêter. Alors, on cherche comment aider sans paraître verser de l’argent public.

Hélas, il n’y a pas qu’une subvention directe qui pompe l’argent des contribuables. Un congé d’impôts fonciers, un terrain gratuit ou un allégement fiscal, tout cela constitue un manque à gagner pour le trésor public, que doivent compenser les contribuables. Alors, si madame Plante tient à enfiler le costume de Youppi laissé par son prédécesseur, que nous avons pourtant chassé de l’Hôtel de Ville, qu’elle ait au moins l’honnêteté de chiffrer le coût de l’aide accordée et qu’elle rende cette cotisation facultative sur le compte de taxes.

On verra bien combien de citoyens auront envie de financer volontairement le retour de « Nos Amours » millionnaires.

3 commentaires
  • Gilles Delisle - Abonné 27 avril 2018 09 h 35

    Vous avez entièrement raison M. Leblanc!

    Il n'y aucune raison de mettre de l'argent public dans la venue possible d'un sport professionnel à Montréal. Les sports professionnels comme la course automobile, le hockey, le soccer ou autre est un gros "business" qui rapporte suffisamment aux promoteurs et le bon peuple n'a pas à s'ingérer là-dedans d'aucune facon. Regardons du côté de Québec, où un maire mégalomane s'est lancé dans la construction pharaonique d'un stade, se mettant presque à genoux devant la NHL pour avoir une équipe! Résultat: il attend encore!

  • Gilles Bonin - Inscrit 27 avril 2018 15 h 33

    L'argent public

    c'est notre argent à vous et moi. Que ceux qui veulent du baseball se le paient. À propos, quelqu'un a déjà dit du baseball que c'était un jeu et non un sport.

    • Luc Le Blanc - Abonné 27 avril 2018 17 h 26

      Peut-être un jeu, mais quand les «joueurs» sont syndiqués et millionaires, ce sont plutôt des travailleurs. Ça vaut aussi pour les autres sports professionnels. À ce prix-là, on ne joue pas.