La farce cubaine

Elle perdure sans l’ombre d’un doute. Raul, le frère de Fidel Castro, vient de passer les rênes du pouvoir cubain à un apparatchik du parti communiste, qui a été bien préparé à « poursuivre la révolution ». Mais quelle révolution ? Celle du peuple ? Une petite gêne quand même. Le peuple cubain n’a toujours pas droit à des élections libres pour choisir ses dirigeants, parce qu’un simulacre électoral se déroule à l’intérieur du parti communiste cubain. La démocratie sans le peuple.

À Cuba comme en Chine, il n’est pas nécessaire de truquer les élections, comme en Russie, en Égypte ou en Turquie, le peuple sans la démocratie, pour s’assurer le pouvoir. Il s’agit seulement de se les approprier au détriment du peuple et de les confier à une frange de la population déjà acquise. Qui, alors, va s’étonner que le nouveau dirigeant castriste, Miguel Diaz-Canel, qui a reçu l’appui de 99,8 % des suffrages, ait reçu, de ce fait, les félicitations de son homologue chinois, Xi Jinping, qui a remporté la « victoire » avec l’appui de 98 % des membres du parti unique ?

15 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 24 avril 2018 06 h 23

    Les régimes communistes

    ont toujours été des bouffonneries plus ou moins durables, plus ou moins ouvertes, plus ou moins cyniques, plus ou moins meurtrières et répressives... comme toute dictature ou tyrannie d'ailleurs. Quand il y a un vernis, il finit toujours par craquer, mais c'est parfois long, très long, pour ne pas avancer que c'est largement le lot de la trame historique de notre si «belle» humanité.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 avril 2018 16 h 32

      Cuba est une dictature, point à la ligne. Ils sont pauvres parce le système communiste va à l’encontre de la nature humaine. Si tous sont égaux, comme dans la rémunération, pourquoi les doués, les petits génies et ceux qui travaillent sans compter les heures devraient se forcer si au bout de la ligne, tous reçoivent la même paie ? C’est une discrimination contre l’effort, l'intelligence et le talent.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 24 avril 2018 07 h 27

    Le courage et la fierté cubaine : le nain qui résiste au géant

    Dans un pays où le salaire _mensuel_ moyen est d’environ 20$ (soit la moitié de celui en Chine), la seule façon de maintenir la cohésion sociale est de limiter sévèrement l’accroissement de la richesse des uns.

    Le free-for-all capitaliste serait une catastrophe.

    Paradoxalement, l’étouffement économique de Cuba par l’embargo américain, c’est ce qui rend le communisme nécessaire dans l’île.

    Les Cubains sont pauvres mais, généralement, ils ne sont pas misérables.

    À Cuba, si une compagnie américaine y tuait 47 personnes (comme à Lac-Mégantic), les autorités communistes pendraient les mesures pour que les dirigeants de la compagnie croupissent en prison ou fuient à l’Étranger.

    À Cuba, on ne verrait pas l’État rembourser les pétrolières pour leur mauvais investissements (comme à Anticosti) ou appauvrir le peuple afin de donner une fortune aux médecins.

    Dans ce petit pays, il existe des inégalités sociales, mais on n’y voit pas ce scandaleux enrichissement d’un 1% comme dans les pays occidentaux. Même le ‘luxe’ dont s’entourent les hauts dirigeants du pays sont comparables aux commodités dont s’entourent les travailleurs moyens au Québec.

    Bref, j’éviterais de regarder ce petit pays de haut. Il a peut-être des choses à nous apprendre quant au partage, à l’entraide, à la créativité et au courage.

    • Bernard Terreault - Abonné 24 avril 2018 08 h 39

      Mes propres impressions confirment le point de vue de M. Martel. Pas riche, mais pas de misère abjecte comme au Honduras ... ou dans certains quartiers de Detroit ou Washington!

    • Jean-Louis Ostrowski - Inscrit 24 avril 2018 10 h 00

      Merci pour ce commentaire

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 avril 2018 10 h 01

      Il n'y a pas d'entreprise qui ont fait de mauvais investisements sur Anticosti m. Martel, il y a des entreprises qui ont investient pour y faire de l'exploration, ce qui comprend le niveau de risque de succès de découverte qui est propre au secteur d'activité. Par contre ces entreprises n'ont pas a supporter la bipolarité d'un PM qui change d'idée comme d'autre de chemise, et qui passe de partenaire investisseur a gouvernemnt hostile qui retire des permis dûment acquis.

      La facture a supportée est pour cause d'un État qui vire capot..

    • Raymond Labelle - Abonné 24 avril 2018 10 h 26

      Un passage au capitalisme qui ne tienne pas compte de l'ensemble de la population à Cuba est à haut risque de créer une situation pire que la situation actuelle pour celle-ci.

    • Bernard Terreault - Abonné 24 avril 2018 13 h 04

      Si je peux en rajouter, au prix d'atténuer mon commentaire ci-haut, les réussites de Cuba ont été aidées par l'Union Soviétique et les pétrodollars allongés par le Vénézuéla. Mais Cuba ne peut plus compter sur ces deux alliés.

  • André Savary - Abonné 24 avril 2018 07 h 38

    démocratie...

    Le Canada et le Québec de grandes démocraties?? Oui sur papier, mais avec des taux de participations aux élections comme nous les constatons, je ne suis pa ssi sur que "le peuple" y tient beaucoup à cette démocratie, snas parler de cette résurgence de grtoupe d'extrème droite...

  • Michel Lebel - Abonné 24 avril 2018 08 h 55

    La liberté finira bien par l'emporter.

    Cette dictature, comme toutes les autres, s'écroulera bien un jour. Le liberté finit toujours par l'emporter, car la soif de celle-ci est inextinguible. Mais l'attente peut être bien longue. Le peuple cubain a droit à des conditions d'existence grandement meilleures. Sa pauvreté aussi endémique est inadmissible, après tant d'anées de ''révolution''.

    M.L.

    • Serge Picard - Abonné 24 avril 2018 17 h 35

      La Méchante dictature de gauche cubaine:
      L'éducation y est gratuite du primaire à l'université 99.8% des cubains savent lire et écrire.
      Le plus grand contributeur du PIB à l'éducation
      Cuba a le meilleur système d’éducation dans les caraïbes et en Amérique latine ration maitre/élève de 10:1. 10 élèves par enseignant
      Soins de santé gratuit, deux fois plus de médecins qu’au Etats-Unis per capita.
      130.000 diplômés en médecine depuis 1961 (OMS)
      Logements sociaux pour toute la population.
      Le taux de mortalité infantile est de 4,5 enfants par 100 000 naissances soit le plus bas taux de décès infantiles.
      Seul pays de l'Amérique latine sans malnutrition infantile (UNICEF)
      A été déclaré Paradis International de l'enfance (UNICEF)
      Le plus bas taux de mortalité infantile en Amérique (OMS et UNICEF)
      Cuba déclaré par l’UNICEF le pays ou les droits des enfants sont les mieux protégés.
      54% du Budget national est utilisé pour les services sociaux.
      Pays ayant le plus bas taux de criminalité des Amériques.
      Légumes biologiques dans les marchés sans pesticides.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 24 avril 2018 19 h 30

      La "pauvreté" de Cuba est causée autant, sinon bien davantage, par l'embargo commercial imposé par le gouvernement américain au mépris des lois imternationales depuis plus de cinquante ans . Que voulez-vous, la ploutocratie américaine n'aime pas que son ancienne dépendance lui fasse un pied-de-nez et elle le prend "personnel". Pour les Américains, c'est un crime d'acheter cubain ou de se rendre à Cuba et les punitions sont sévères. Curieuse "liberté" que celle des citoyens Américains, vous ne trouvez pas?

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 24 avril 2018 22 h 02

      Souhaitons qu'ici aussi la liberté finira par l'emporter et que nous méritons mieux.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 25 avril 2018 16 h 35

      Merci à M. Serge Picard pour son commentaire.

      Rappelons que l’animosité des États-Unis contre Cuba ne vient pas strictement de son régime politique. Les États-Unis font commerce avec beaucoup de dictatures d’extrême-droite (dont celle d’Arabie saoudite) et font commerce avec la Chine.

      Cet embargo tire son origine de la décision cubaine de confisquer les avoirs (hôtels, casinos, bordels de luxe) de la pègre américano-cubaine. Et ce sont les expatriés cubains vieillissants qui, de Floride, dictent la politique étrangère des États-Unis à l’égard de Cuba.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 25 avril 2018 23 h 44

      En effet monsieur Picard, il y a des bilans de ce régime qu'on oublie de cité.

      Selon l'OMS l'espérance de vie y est en 32ième position sur 183 pays. Les États-Unis eux tiennent la 30ième place...

      Mieux encore, l'espérance de vie en bonne santé y est une coche au-dessus de celle du pays de l'Oncle Sam.
      Il faut faire puisque les américains consacrent quelques 15% de leur très gros PIB a la santé, pour des résultats pas vraiment différents de ceux d'un pays classé parmi les plus pauvres...

      En fait il y a de quoi s'éblouir devant la performance de Cuba en matière sociale. Oui on y retrouve une pauvreté matériel pour cause du peu de liberté de commerce. Mais a l'inverse il y a manifestement une très grande richesse sociale.
      Il y a des leçons a prendre de ce pays !
      www.goo.gl/5UH2RC