Québec solidaire à l’assaut du Parti québécois

La dernière « recrue » ayant rejoint les rangs de Québec solidaire (QS), à savoir Vincent Marissal, ex-journaliste à La Presse, un quotidien anti-souverainiste notoire, semble avoir trouvé son chemin de Damas, lui qui a pourtant passé une grande partie de sa carrière journalistique à déblatérer contre le Parti québécois (PQ). Une conversion inattendue qui cache, à mes yeux, une intention inavouée de se lancer à l’assaut du PQ par l’entremise de QS.

Toutefois, j’ose espérer que les anecdotes compromettantes auxquelles ses adversaires le confronteront au cours de la campagne électorale contribueront à faire tomber le masque du « bon souverainiste » pour faire ressortir au grand jour le vrai visage du fédéraliste fondamentalement viscéral.

Mais là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que chaque circonscription ravie au PQ par QS représente du bonbon pour le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) qui n’aspirent qu’à assister à la déconfiture du PQ… En bref, de la politicaillerie de fond de ruelle !

16 commentaires
  • Pierre Desautels - Abonné 9 avril 2018 09 h 03

    N'importe quoi.

    "Lui qui a pourtant passé une grande partie de sa carrière journalistique à déblatérer contre le Parti québécois."

    Monsieur Marineau ne sait pas de quoi il parle. On sortait les mêmes arguments quand Bernard Drainvlle et Pierre Duchesne "sévissaient" à Radio-Canada. C'est drôle, mais les partisans et militants libéraux ont toujours dit (et disent encore) que Vincent Marissal est un affreux séparatiste. Ce qui est vrai, (et c'est vérifiable, car il est possible de trouver toutes ses chroniques à La Presse) c'est qu'il n'a jamais épargné le PQ. Mais qui l'aurait fait? Ce qui est aussi vrai, c'est qu'il n'a jamais épargné le PLQ et les libéraux fédéraux. Est-ce d'ailleurs pour cela qu'on lui a retiré sa chronique à La Presse?

    S'il est de bonne guerre d'attaquer Vincent Marissal, il serait temps d'arrêter les théories de complots ésotériques de la part de partisans du PQ envers Gesca et Desmarais, et de partisans du PLQ envers PKP et Québecor.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 9 avril 2018 11 h 38

      Sans tomber dans la théorie des sombres complots, il me semble pas mal évident que QS joue dans les faits, depuis sa fondation, le rôle de l'idiot utile qui fait parfaitement bien l'affaire des Libéraux et de la droite en général. Dans son autobiographie, le militant de gauche Paul Cliche nous rappelle que sa candidature dans Mercier avait fait battre le député péquiste pour faire élire la candidate libérale. Et le bougre ose écrire qu'il était fier comme Artaban de ce glorieux fait d'armes! On s'en bidonne encore au PLQ!

      Avec de tels fins stratèges qui cherchent encore et toujours le meilleur moyen de se tirer dans le pied, la gauche peut dormir tranquille:elle ne se réveillera pas au pouvoir de sitôt!

    • Cyril Dionne - Abonné 9 avril 2018 17 h 52

      M. Desautels,

      Vincent Marissal n'est pas un indépendantiste, c'est un fédéraliste et multiculturaliste pur et dur. En fait, c'est seulement un opportuniste n'ayant pas pu décrocher un emploi au parti libéral "of Canada" et a du se rabattre sur un groupuscule de parti d’extrême gauche (dernière option avant le chômage). Et pour la gauche, c'est tout simplement un "bobo" dans le sens ironique du terme. On aurait été moins surpris de voir Donald Trump frayer avec Bernie Sanders politiquement que de voir Marissal joueur sur le même terrain de jeu que les pelleteurs de nuages aux accents de dogmes politiques d’il y a deux siècle. Et après, on dira que les gens sont cyniques.

      Essayez de convaincre les gens au lieu de vous taper dans le dos parce cette candidature va vous faire plus de mal que de bien. Il y a longtemps que les indépendantistes, nationalistes et ceux dotés d’un gros bon sens inaliénable ne vous suivent plus ou ne vous ont jamais suivi.

      C’est « ben » pour dire.

    • Pierre Desautels - Abonné 9 avril 2018 21 h 59

      @Ciryl Dionne

      "C’est « ben » pour dire."

      Comme indépendantiste depuis les débuts du PQ et même du MSA, je crois que vous ne savez pas grand chose, en tant que Nord-Ontarien, du mouvement indépendantiste. Vos positions pro-Trump de droite vous discréditent et quand les jeunes du PQ vous lisent, ils ne sont pas fiers.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 avril 2018 22 h 22

      M. Desautels,

      Encore une fois, votre manque de décorum dans vos commentaires envers ceux qui n’ont pas la même opinion que vous est proportionnel au délire d’une secte politique doctrinaire et inversement proportionnel au vivre ensemble dans une démocratie. Nul besoin d’attaquer les gens au point de vue personnel pour essayer de faire passer votre opinion. Ceci indique toujours une position de faiblesse.

      C’est « ben » pour dire. ;-)

  • Solange Bolduc - Inscrite 9 avril 2018 09 h 55

    À TLMEP, Marissal a dit ceci : :

    «Je ne me suis pas levé un matin en me disant : J’aimerais ça planter J.F. Lisée!» Mais ce qu’on spoupçonne c’est qu’il soit le pire des hypocrites !
    Vincent Marissal est allé à Ottawa pour voir s’il n’aurait pas la chance d’être pris au sérieux, pour qu'on lui offre comme sur un plateau d’argent une circonscription qui lui permettrait de continuer de défendre l’idéologie fédéraliste : n’est-ce pas ce qu’il faisait à La Presse ?
    UN GROS ÉCHEC !
    Se retournant de bord, il s’est promené en dehors du Québec (USA), puis, à son retour, notre zigoto est allé tenté sa chance à QS!

    Et quelle chance !

    Depuis ce jour, devenu homme de gauche, et il faut le croire, il campe sur le Programme de QS pour justifier son salaire ?

    S’empressant donc d’oublier ses convictions fédéralistes (?), il s’est alors convaincu lui-même que pour adhérer à un parti politique du Québec, il lui faudrait changer son fusil d’épaule. Comme un caméléon, il est devenu «gaugauche» de Québec Solidaire : pas un indépendantiste, mais un souverainiste! Il ne fallait surtout pas que son changement de cap fasse trop de vague !

    Admettons-le, Vincent Marissal patine pas aussi finement qu’il ne le croit (il faut voir ses yeux dans la graisse de bines quand il parle ), mais il fera de grosses vagues, car il a la prétention qu’il permettra à QS de devenir encore plus progressiste (?) .

    Il faut s'attendre que de la manière dont il a été reçu à QS, il réussira à les planter pas à peu près, surtout si ça devait leur donner un député de plus à l’Assemblée nationale ! Mais ça, c'est pas encore pour demain !

  • Raynald Rouette - Abonné 9 avril 2018 10 h 20

    Pierre Vadeboncoeur avait et a raison encore aujourd’hui


    Il suffit de lire et relire son texte paru dans L’Action nationale, mai 2006.

    QS a été fondé pour nuire au PQ et par ricochet au Bloc!

    En bout de ligne, c’est le Québec tout entier qui en fait les frais. Ne me dites pas le contraire...

    • Jacques Lamarche - Abonné 10 avril 2018 03 h 36

      Pierre Vadecoeu a peut-être ici erré. Pourtant il ne s'est pas trop souvent gouré!

      QS a été fondé en réaction aux politiques d'austérité du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard! Aujourd'hui, tout est bon pour puiser dans le bassin de votes péquistes! M. Marissal, une véritable aubaine! Mais y perd toute la famille souverainiste! Quel fiasco!

      La réconciliation au plus vite!!

  • Jean Richard - Abonné 9 avril 2018 10 h 21

    Panique chez les péquistes

    Officiellement, il semble que la campagne électorale débute vers la fin du mois d'août. Dans les faits, elle est déjà bien amorcée.

    À l'ère de la dématérialisation des supports de la musique, les péquistes s'obstinent à faire tourner, même très usée, leur vieille cassette sur laquelle on a enregistré un conte d'horreur mettant en vedette une méchante sorcière appelée Québec-Solidaire. On dirait une pâle imitation de Kirikou. Il serait peut-être temps d'ajouter un personnage au conte pour raviver l'espoir chez les gens en panique.

    Accuser la sorcière QS de diviser le vote souverainiste, c'est s'inventer des peurs, des peurs d'autant moins justifiées que la prochaine élection ne sera pas du tout référendaire.

    Qu'on le veuille ou non, la prochaine élection se fera à nouveau sur le thème gauche-droite. À gauche, des citoyens qui en ont assez de voir les services publics se ratatiner pour des motifs pas toujours convaincants et à droite, des citoyens qui se laissent allécher par des réductions d'impôts, étape incontournable vers la richesse individuelle.

    À gauche, il y a QS, qui affiche nettement ses couleurs, même si au fil des ans, on y a ajouté une certaine dose de modération.

    À droite, il y a d'abord la CAQ, qui affiche tout aussi nettement ses couleurs, avec un brin de modération (la CAQ n'est pas l'extrême-droite ; tout étant relatif, elle pourrait même se retrouver à gauche des radio-poubelles de Québec).

    À droite également se retrouve le PLQ, pour qui les actions des dernières années sont plus probantes que le discours, surtout quand le discours est ambigu.

    Enfin, oscillant près du centre, il y a le PQ. Ce parti traîne quelques boulets dans sa relativement courte histoire. Un certain François Legault a déjà été un ministre influent du parti. Pire : nous avons eu comme premier ministre péquiste un ancien ministre fédéral du Parti Conservateur du Canada... Ça impose une petite gêne avant de crucifier Vincent Marissal...

  • Jean-Guy Aubé - Abonné 9 avril 2018 10 h 28

    Quelle campagne énergique !

    Les militants péquistes sont passionnés (et parfois vulgaires)
    Les militants solidaires sont passionnés (et parfois vulgaires)

    Enfin une campagne électorale basée sur la conviction et la passion et non pas sur des arguties insipides !

    Cela met de l'adrélaline dans une capagne électorale qu'on avait pas observé depuis longtemps!

    • Jean-Charles Morin - Abonné 9 avril 2018 11 h 19

      Le problème est que cette "campagne énergique" se limitera à une demi-douzaine de circonscriptions du ghetto francophone montréalais et n'aura aucun impact sur la formation du prochain gouvernement provincial de droite.

      À gauche, on cultive l'art de perdre son temps en querelles byzantines.

    • Solange Bolduc - Inscrite 9 avril 2018 12 h 06

      Attendez, on n'est pas encore en campagne électorale: les esprits s'échauffent, tout simplement, M. Aubé!