Le mercenaire de Québec solidaire

Il est assez ironique de constater que Vincent Marissal, qui a passé une bonne partie de sa carrière journalistique à dénigrer le mouvement souverainiste, se trouve maintenant dans les rangs de Québec solidaire, tel un mercenaire qui vend son âme afin de continuer à combattre l’hydre péquiste. Vincent Marissal a-t-il été soudainement illuminé par la vérité pour devenir souverainiste ? J’ai bien hâte d’entendre sa profession de foi envers l’indépendance du Québec et envers le modèle radical de société socialiste tel que décrit dans le programme de Québec solidaire, formation politique qui semble avoir pour objectif la réélection des libéraux, sachant très bien qu’eux-mêmes sont loin des portes du pouvoir.

5 commentaires
  • Pierre Desautels - Abonné 7 avril 2018 09 h 51

    Un "mercenaire" que le PQ aurait aimé accueillir.


    Pourtant, les partisans et militants fédéralistes considéraient Vincent Marissal comme un crypto-séparatiste, car il était souvent très dur à l'endroit du PLQ dans ses chroniques, c'est un fait. D'autre part, il ne commentait pas la souveraineté comme telle, mais était très dur envers le PQ également, c'est pourquoi certains militants sur le bord de la crise de nerfs ont, depuis des années, déblatéré sur la théorie du complot avec Gesca, etc.

    Mais, nous avons souvenance que des militants du PQ sortaient les mêmes arguments à propos de Bernard Drainville et Pierre Duchesne, quand ils étaient au micro de Radio-Canada. Ces militants se sont aperçus qu'ils se sont fourvoyés, quand les deux supposés "fédéralistes" se sont joints au PQ. Mais la politique partisane empêche souvent d'y voir clair, peu importe les partis. Dans le cas de Marissal, si le PQ l'a approché, c'est que le parti savait qu'il était souverainiste, sinon, il n'y aurait pas eu de rencontre.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 avril 2018 18 h 05

      Non. Le PQ n'avait pas besoin de faux amis, de faux indépendantistes ou de faux gauchistes. Le Canada anglais se moque de cette candidature. M. Marissal, c’est un néolibéraliste, un mondialiste, un multiculturaliste et surtout, un fédéraliste de première heure. Vous pouvez le garder chers solidaires à temps partiel. Quel cynisme politique cette candidature apporte chez les gens. Le p'tit gars se cherchait un job après avoir cogné chez les "liberals" de Justin, costume oblige. Nous avons envie de vomir.

      C’est « ben » pour dire.

    • Pierre Desautels - Abonné 7 avril 2018 22 h 29


      @Cyril Dionne

      Les faux indépendantistes et gauchistes, ce sont ceux du PQ et du Bloc, qui depuis vingt-trois ans, cachent lâchement leur option pendant les campagnes électorales, ce que ne feront pas Québec solidaire et Option nationale réunis. Quant à l'opinion du Canada anglais, que ce soit dans le nord de l'Ontario ou ailleurs, on s'en fout royalement. C'est ici que ça se passe. La vieille droite nationâleuse, notre belle jeunesse ne veut rien savoir de ça.

  • Marc Therrien - Abonné 7 avril 2018 18 h 51

    De la révélation politique soudaine comme de la conversion religieuse fulgurante


    Était-il possible pour Vincent Marissal de faire de l'analyse politique qui se voulait objective sans pour autant révéler ses positions personnelles? La logique situationnelle d'une fonction peut parfois impliquer qu'on exprime quelque chose au nom d'une cause ou d'un objectif sans pour autant que ce que l'on exprime soit en tout temps en toute cohérence avec ce que l'en pense à l'intérieur de soi. L’écart entre la théorie qu’on professe et celle qu’on pratique à son insu est un phénomène des plus observés dans les organisations humaines. Il est possible qu’un journaliste devenu politicien ne pense pas pareil dans chacun de ces rôles qui sont contextualisés différemment. Ce n’est pas tant qu’il ment, c’est qu’il est divisé en lui-même entre son rôle affiché et son être intime. Enfin, si les conversions religieuses fulgurantes sont possibles comme celle par exemple d'une personne qui quitte l'athéisme pour devenir croyant après avoir survécu à une épreuve où elle pensait mourir, pourquoi Vincent Marissal ne pourrait-il pas expliquer sa décision par une révélation soudaine? La relation avec la politique ressemble à la relation avec la religion: on croit ou on ne croit pas pour toutes sortes de raisons bien personnelles.

    Marc Therrien

  • Gilles Bousquet - Abonné 8 avril 2018 07 h 44

    Les intimidateurs se pointent

    M. Marissal ne s'était pas déclaré fédéraliste ou indépendantiste et, même si c'était le cas, tout le monde a droit à changer d'idée, rapidement ou pas, selon les situations nouvelles.

    M. Marissal est intimidé par les médias et les commentaires parce qu'il se présente contre le chef du PQ, M. Lisée qui en resté tout éberlué..