Le Port de Montréal freiné par le chevalier cuivré... vraiment?

Au début des années 1980, alors qu’Hydro-Québec a sommairement étudié la possibilité de rebâtir la centrale de Chambly où le barrage est toujours en bonnes conditions, un obstacle important résidait dans la présence possible du chevalier cuivré.

Au début des années 1990, un projet de centrale privée, situé à l’amont d’Ottawa, fut arrêté notamment à cause de la présence possible du chevalier cuivré.

Il y a quelques années, la réfection de la marina de la Ville de Sorel s’est butée, pour un instant, à possibilité que l’endroit soit fréquenté par le chevalier cuivré.

Et voilà que le projet d’agrandissement du Port de Montréal devrait, semble-t-il, être abandonné parce qu’encore une fois, un environnementaliste croit avoir entendu nager un chevalier cuivré. Sur les 18 000 kilomètres de rive que compte le Saint-Laurent depuis le lac Supérieur, le seul kilomètre qu’occuperait le nouveau secteur du port de Montréal serait exactement celui dont dépend la pérennité de l’espèce. Vraiment ?

Deux choses l’une : ou il y a des chevaliers cuivrés dans tout le bassin du Saint-Laurent, et alors point besoin de le protéger, ou les chevaliers cuivrés disposent d’une excellente équipe volante qui sait exactement où et quand se manifester. À crier ainsi constamment au loup, on perd de sa crédibilité.

Il serait temps de mettre fin à ce chantage des extrémistes de l’environnement afin de pouvoir éviter à Montréal, à ses rues défoncées et à ses trop rares ponts, le passage de bientôt deux millions de conteneurs par année dans chaque direction. Tout le coeur de l’Amérique industrielle et des centaines de milliers d’emplois dépendent en bonne partie de ce port qui aurait dû être sorti de l’île de Montréal, en bonne partie, depuis longtemps. Ces derniers aspects devraient également être considérés pour la protection de l’environnement.

6 commentaires
  • Gilles Racette - Abonné 13 mars 2018 07 h 10

    Avec la carpe asiatique

    qui vient de faire son entrée dans le fleuve, j'ai bien peur que dans quelques années on en parlera plus, du chevalier cuivré, ni de bien d'autres espèces non plus tant qu'à ça.

  • Jacques Patenaude - Abonné 13 mars 2018 09 h 23

    Bien d'accord

    Le chevalier cuivré on en trouve entre le lac St-Louis et le lac St-Pierre. voici la référence; http://www.dfo-mpo.gc.ca/species-especes/images/id
    Le site fait mention des diverses mesures prises pour favoriser le rétablissement de la population.
    Je suis tout à fait d'accord avec ces mesures. J'en personnellement pêché trois dans les îles de Sorel, que j'ai remis à l'eau avec toutes les précautions possible. Il n'y a pas qu'un seul endroit où le poisson vit. Si on regarde son aire de répartition il est facile de constater que le port de Montréal ne pourrait être agrandit nul part si on tiens compte de chaque herbier où il est susceptible de vivre. Je suis tout à fait d'accord pour qu'on aménage le port de façon à protéger le mieux possible cet herbier. Mais comme on le mentionne sur le site on constate que plusieurs menaces plus importantes entravent le rétablissement de l'espèce, dont l'agriculture par exemple. Doit-on abandonner cette activité pour favoriser le Chevalier cuivré?
    La protection de l’environnement est une cause extrêmement importante, il ne faut pas la pervertir par un charriage qui la discréditerait.

  • Gilles Théberge - Abonné 13 mars 2018 09 h 58

    Plus méprisant que ça, tu meurs! : « Et voilà que le projet d’agrandissement du Port de Montréal devrait, semble-t-il, être abandonné parce qu’encore une fois, un environnementaliste croit avoir entendu nager un chevalier cuivré. Sur les »...!

    On ne peut pas dire que la conscience écologique soit répandue équitablemen...t

  • Loyola Leroux - Abonné 13 mars 2018 10 h 47

    Vive les experts

    Le propos de F. Pierre Gingras nous permet de nous élever au-dessus du discours d’opinion, parce qu’il argumente comme un expert, et se réfère à l’histoire, ce qui est de plus en plus rare au pays du ‘’Je ne me souviens pu de rien.’’ Et en plus, il a le sens de l’humour.

    Pour ceux qui préfèrent ‘’débattre au lieu de se battre’’ il serait intéressant qu’un autre expert, poissonnologue participe à la discussion.

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 13 mars 2018 13 h 21

    Pourquoi ...

    ne pas avoir signalé le ou les autres articles du Devoir qui, semble-t-il, ont mis M. FP Gingras dans une telle humeur assassine...?
    Habituellement, celui ou celle qui envoie un article-opininion au Devoir, pose ce geste qui nous éclaire sur les raisons d'une telle sortie médiatique. J'ai eu beau regarder tout autour de l'article en question...rien.
    Allez Le Devoir; faites votre travail jusqu'au bout. J'aime bien ce débat autour du "chevalier cuivré"...

    Ce que j'en sais, c'est que c'est le seul poisson qui ne se trouve qu'au ...Québec !?
    Il peut vivre plus de trente ans...a un poids autour de 5 kilos...est classé "en voie de disparition" par le gouvernement fédéral...Tout ça et plus sur ...google recherche et radio-cadena....
    Déjà en 2014, on en parlait...Alors pourquoi aujourd'hui...maintenant et seulement.?

    Des réponses svp...vous avez attaché le grelot.