Bloc et PQ, deux partis dégonflés!

Il n’y a pas de doute, les deux partis, Bloc et PQ, nagent en eaux troubles dans les sondages. Ils peinent à se sortir la tête de l’eau. « Indépendance » et « succès » ne se retrouvent plus dans la même phrase.

Le PQ, par les moyens du bord, tente de rebâtir son image qui s’est effritée en portant les rides de l’abandon et de l’impopularité. Qui peut arrêter cette hémorragie ? Le chef, M. Lisée, a monté en grade Mme Hivon et, pour la suite, accueillerait M. Aussant et M. Péladeau les bras ouverts. On repassera pour le nouveau. Où est la relève, la vraie, chez les jeunes ? M. Aussant et M. Péladeau accepteraient-ils un rôle de simple soldat au sein du PQ ?

Pendant ce temps, notre Martine nationale au Bloc perd des plumes sept à la fois et courrouce généreusement. Elle dirige, sans être pragmatique, une version très « diète » et édulcorée d’un parti agonisant. Peut-on parler d’avenir au Bloc ? Bref, le pneu est complètement à plat. Quand Martine pourra-t-elle asseoir sa crédibilité ?

À mon sens, si l’indépendance doit se faire, ceux qui la feront sont à la maternelle aujourd’hui. Le Bloc et le PQ présentent deux partis visiblement dégonflés.

14 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 9 mars 2018 03 h 44

    Ça fuit de la jante

    Seuls les bons gouvernements devraient se faire élire. Faut qu'ils tiennent la route.
    Un parti social démocrate comme le NPD mais originaire du Québec aurait de bonnes chances de percer dans tout le Canada. Voilà le mot est lancé: percer.... dans tout le Canada.

    • Richard Lépine - Abonné 9 mars 2018 09 h 15

      Un parti centralisateur.

    • Serge Lamarche - Abonné 9 mars 2018 15 h 45

      Unificateur.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 mars 2018 18 h 16

      M. Lamarche, vous êtes plus intelligent que cela quand même. Un parti social démocrate comme le NPD mais originaire du Québec n'ira nulle part dans un pays francophobe. "Canada does not speak French".

      Le NPD d'aujourd'hui, avec un chef religieux extrémiste, ne va nulle part. Il était contre le curriculum de la santé sexuelle dans les écoles en Ontario. Tout un progressiste. Ce sera la dégringolade à la prochaine élection. Je vis dans le ROC et même dans les comtés traditionnellement néodémocrates, le vent tourne.

  • Bernard Dupuis - Abonné 9 mars 2018 10 h 16

    The province of "anyway oh my god"

    Si le Bloc et le PQ vous semblent dégonflés, que dire des autres partis? Je pense que s’il faut parler de dégonflement, il faudrait parler de la province de Québec tout entière. En effet, même dans le langage populaire le vocable de « Province de Québec » est revenu à la mode. Cela nous indique que le Québec a changé et qu’il se dirige vers une sorte de vision hiérarchique du Canada.

    Tout ce qui caractérise le Québec, sa langue, sa culture, sa façon de vivre semble déclassifiée devant l’uniformisation canadianiste. C’est comme si les valeurs traditionnelles et historiques du Québec ne valaient plus. On parle de plus en plus, mais pas trop fort, d’abolir la loi 101 et de passer collectivement à l’anglais. Dans certains milieux anglophones qu’on peut connaître en lisant The Gazette, on se demande même s’il ne faudrait pas changer le nom de la province.

    La plupart des téléromans doivent projeter un message, au début de chaque émission, avertissant les auditeurs qu’ils auront à voir des images de sexualité, de violence et à écouter un langage qui pourrait déranger certaines personnes. Cela signifie que l’émission véhiculera des scènes de sexualité, de violence, de globish, de franglais débridés, et cela de manière répétée. Quel est l’effet de ces écrans sur l’imaginaire québécois? Cela peut-il faire autrement que d’aplatir l’esprit des Québécois?

    Je ne crois pas que ce soit le Bloc et le PQ qui soient dégonflés. Au contraire, ils semblent les derniers survivants d’un peuple qui lui se dégonfle de jour en jour au profit de l’uniformité canadianiste et mondialiste.

    Bernard Dupuis, 09/03/2018

    • Jean Jacques Roy - Abonné 9 mars 2018 13 h 06

      “Je ne crois pas que ce soit le Bloc et le PQ qui soient dégonflés. Au contraire, ils semblent les derniers survivants d’un peuple qui lui se dégonfle de jour en jour au profit de l’uniformité canadianiste et mondialiste.”

      Monsieur Dupuis, je trouve malheureux cette formulation qui peut laisser croire que le “peuple” serait la cause de son propre malheur, excusant ainsi la crise d’orientation et de direction politique dont souffrent le Bloc et le PQ.

      Sans doutes avez-vous raison de souligner les difficultés de la société québécoise de protéger ses acquis culturels et sociaux dans un monde qui tend de plus en plus à l’uniformisation. Or, les partis souverainistes qui ont pris naissance dans les années 70 et 90, le PQ et le Bloc s’étaient donnés le mandat de conduire le peuple québécois à son émancipation, à son indépendance. Et cette histoire s’est arrêtée avec l’échec du referendum de 1995.

      Depuis 22 ans, depuis Lucien Bouchard (fondateur du Bloc, premier ministre et ancien chef du PQ). L’orientation RÉELLE et la direction politique de ces partis, depuis cette époque, se sont résumés dans les slogans : “la bonne gouvernance de la province” et “ défendre le Québec” à Ottawa. Depuis 22 ans, malgré la démission des chefs, entre 30 et 40% de la population demeure “souverainiste”. S’il y a un dégonflement politique pour l’indépendance chez le peuple, cherchez du côté des Bouchard, Landry, Duceppe, Legault, Marois et Lisée pour trouver d’où vient la cause.

    • Serge Lamarche - Abonné 9 mars 2018 15 h 44

      Haha! En Colombie-Britannique, les discussions pour changer le nom de la province sont pas mal plus sérieuses. Il y a peu de britannique en Colombie-Britannique, là où j'habite depuis 1994. L'île de la reine Charlotte a été renommée Haida Gwaii: http://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/que
      Les messages avertissants au début des émissions ne sont que de la publicité « gorille ». Comme les classements des films, si c'est 18+ on veut le voir plus!

    • Bernard Dupuis - Abonné 9 mars 2018 19 h 00

      Cher Monsieur Roy,

      Quand je dis que le peuple québécois se dégonfle de jour en jour, il me semble que c’est l’évidence et que j’exagère à peine. En dehors du Bloc et du PQ, il n’y a pas grand monde qui serait prêt à défendre la langue française et l’indépendance de son peuple de crainte de passer pour ridicule. Vaut mieux s’activer à faire de "la grosse argent" qu'on soit chanteurs populaires en franglais ou médecin.

      Mais, lorsque vous stigmatisez les Landry, Duceppe, Legault, Marois et Lisée comme des dégonflés, je trouve que vous faites un odieux procès d’intention à des gens qui ont peut-être un peu de boue sur les mains, mais cette boue leur vient du fait qu’ils ont sacrifié leur vie pour essayer de construire le pays du Québec. Qui peut dire qu’ils ont travaillé autant qu’eux? Seriez-vous du nombre? Je ne saurais dire, car je ne vous connais pas.

      Bernard Dupuis, 09/03/2018
      (The Province of « Dead Obies »)

    • Bernard Dupuis - Abonné 9 mars 2018 19 h 08

      M. Lamarche,

      J’avoue que mon propos est ironique. Toutefois, les anglophones sont sérieux et le nom qu’ils proposent pour renommer le Québec est « the Province of Laurentides ».

    • Jean Jacques Roy - Abonné 9 mars 2018 20 h 29

      Monsieur Dupuis,
      Il me semble que vous avez trop rapidement mon commentaire.
      D’aucune façon je n’ai remis en cause le “dévouement” politique et je n’ai pas parlé de “dégonflement” des Bouchard, Landry, Duceppe, Legault, Marois et Lisée. Et oui, tous ces chefs du PQ ou du Bloc se sont dévoués pour la “défense” des intérêts du Québec... de la province du Québec. Ce qui est différent que de se battre pour l’indépendance du Québec.

      La crise que vit le Bloc actuellement n’en est pas un de personnalité. C’est une crise de direction et d’orientation politique dont fait les frais le mouvement souverainiste... et donc “le dégonflement” du “peuple”. Il y a à peine quelques jours n’écriviez-vous pas : “il semble bien que Mme Ouellet soit solidement appuyée par une nouvelle génération qui renie les partisans de la doctrine Duceppe. On veut davantage entendre parler d’indépendance que de défense des intérêts du Québec.
      Pourquoi la doctrine de la défense des intérêts du Québec a-t-elle perdu sa crédibilité? Ce n’est pas que la défense des intérêts n’est pas nécessaire, mais elle semble à la longue ne mener nulle part. Elle semble devenue une perte de temps. Souvent, elle échoue et les résultats sont minimes. La stratégie n’a pas empêché la langue française de reculer à Montréal ni la pauvreté de s’installer à demeure dans les classes populaires du Québec à cause du peu d’investissement économique du gouvernement fédéral au Québec.”

    • Serge Lamarche - Abonné 9 mars 2018 21 h 58

      M. Dupuis, je crois qu'il s'agit d'une forme de représaille pour les efforts de changer le nom be la C.-B. Je lis que Québec vient de l'Algonquin alors les anglais n'ont aucune chance de changer ce nom pour les millénaires à venir.
      Par contre, la Colombie-Britannique est un des noms de province qui n'est même pas d'origine canadienne du tout. C'est une insulte à l'intelligence et n'était qu'une réplique facile de American Columbia des États-Unis. American Columbia est devenu surtout l'état de l'Orégon et le nom Orégon vient d'une déformation de Ouragan, le nom donné à l'embouchure du fleuve Columbia par les deux fameux explorateurs américains qui semblent bien avoir été francophones.

    • Bernard Dupuis - Abonné 9 mars 2018 23 h 26

      Monsieur Roy,
      Le Québec a changé et la constatation que Mme Ouellet recevait l’appui des jeunes illustrait ce changement. Je me demandais si cet état de fait ne signifiait pas que la stratégie du Bloc devait tenir compte de ce changement de garde dont nous parlions alors.

      Toutefois, cela ne signifiait absoluement pas que je ne reconnaissais plus que Gilles Duceppe avait contribué plus que sa part dans la construction du Québec moderne, avec tous ceux qui ont mené comme lui des luttes héroïques au cours des quarante dernières années.

  • Lucien Cimon - Abonné 9 mars 2018 11 h 09

    Taper sur les seules forces qui nous invitent à relever la tête semble, pour plusieurs, la seule façon de s'excuser de leur paresse et un moyen d'entraîner tous les autres dans un défaitisme qui, tout confortable qu'il puisse paraître pour le moment, n'en est pas moins la première phase d'une agonie collective qui ne manquera pas de devenir douloureuse.
    Merci, Monsieur Beaumont!

  • Colette Pagé - Abonnée 9 mars 2018 12 h 02

    Sommet sur l'indépendance du Québec !

    Afin de mettre les pendules à l'heure et surtout ne pas se tirer dans le pied, à quand un Sommet sur l'indépendance qui réunirait toutes les personnes intéressés et qui aurait comme objectif d'établir des objectifs clairs tant au PQ qu'au BQ.

    Et pour assurer une meilleure gouvernance et coordination le PQ et le BQ ne devraient-ils pas avoir un exécutif commun alors qu'ils semblent travailler en vase clos.

    Autrement, si rien n'est fait, n'est-il pas raisonnable de penser que le spectacle offert par cette division entre frères d'armes aura des conséquences significatives sur l'avenir tant du PQ que du BQ.

    Faut-il rappeler que suite aux défaites du PQ et du BQ cet aggirnamento n'a jamais été fait, chaque parti se lançant avec précipitation dans l'élection et le couronnement d'un chef avec le résulat que l'on connaît.