La langue de chez nous

Je veux répliquer au texte de Libre opinion « Mes étudiants, ces jeunes Québécois d’origine arabe », de Mathieu Burelle, professeur de philosophie, dans Le Devoir du 20 février. Dans cet article, M. Burelle soutient que ses élèves sont « Québécois » et qu’ils parlent québécois.

Retenons qu’est Québécois ou Québécoise celui ou celle qui possède la citoyenneté canadienne et qui habite au Québec, ce qui peut être le cas des élèves de M. Burelle.

Cependant, monsieur le professeur fait fausse route lorsqu’il prétend que ses élèves parlent le québécois avec un accent. M. Burelle, professeur de philosophie, doit comprendre qu’il n’existe pas de langue québécoise, que les citoyens et citoyennes du Québec parlent le français, langue commune que nous devrions tous et toutes parler et partager au Québec. Contrairement à ses prétentions, il n’y a pas qu’un seul accent au pays du Québec. Il suffit de visiter nos régions et d’échanger avec leurs résidants pour comprendre que chaque région possède un accent qui lui est propre. Ainsi, les Madelinots, les Gaspésiens, les Montréalais et tous les autres possèdent chacun leur accent tout en parlant la même langue commune, le français.

Monsieur le professeur de philosophie doit donc revoir ses notes de cours afin de s’assurer qu’il ne commettra plus cette faute ; au Québec, nous parlons « français » ; avec des accents, bien sûr, mais le français est la langue parlée chez nous.