Québec soigne trop bien ses médecins

Les médecins Couillard et Barrette sont aux petits soins avec les médecins, qui bénéficient d’un traitement « V.I.P. » au détriment de la classe économique des travailleuses et travailleurs de la santé.

En septembre 2017, les médecins de famille avaient reçu une augmentation de 10 % sur trois ans ainsi qu’un montant forfaitaire de 40 000 $ échelonné sur six ans. Le salaire moyen d’un médecin de famille s’élevant à 280 000 $. Les augmentations obtenues dépassaient de plus du double celles déjà consenties aux autres employés du public.

Cette semaine, c’était au tour des médecins spécialistes de passer à la caisse. En plus de bénéficier d’une augmentation de 11,2 % jusqu’en 2023, ces 10 000 privilégiés, spécialistes de l’accaparement des ressources financières gouvernementales, recevront 500 millions d’ici le 31 mars prochain. En sus des primes de ponctualité et de port de jaquette, apprendra-t-on bientôt qu’on leur a proposé des primes pour un sourire ou tout autre geste humain envers leurs patients ?

Pendant que les médecins sont soignés aux petits oignons, le monde infirmier croule sous le poids de sa tâche. Si l’analyse marxiste n’a plus la cote, nous sommes à même de constater qu’il existe une lutte des classes dans le monde de la santé. Voilà un diagnostic inquiétant.

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2 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 16 février 2018 07 h 09

    Un débat sans fin!

    Les débats sur les salaires des uns et des autres est sans fin. Quel est le ''juste'' salaire d'une personne, qu'elle soit juge, éboueur, joueur de hockey ou médecin, etc.? Je dirai seulement: heureusement qu'il y a l'impôt au bout de la ligne! Pour le reste, que du blabla!

    M.L.

    • Marc Therrien - Abonné 16 février 2018 12 h 11

      Il semble que l’actualité vive une certaine accalmie ces temps-ci.
      Ce qui fait qu’on ronge plus longtemps le même os.
      À quoi pourrait-on bien penser d’autre que le salaire des médecins ou dit autrement, ce sujet nous empêche-t-il de penser à autre chose à laquelle on aimerait s’attarder? Les lois du capitalisme ne se laissent pas réformer facilement, car ce système est peu porté sur la privation.
      Envier ce que l’autre désire est sa force motivationnelle qui semble inépuisable.

      Marc Therrien