L’innovation de SpaceX

Dans la rubrique Libre opinion du 10 février (« SpaceX, commercialisation et pollution de l’espace »), Marc-Antoine Boutin considère que l’envoi d’une voiture Tesla dans l’espace représente une pollution de celui-ci. Cette préoccupation est louable, mais l’exemple cité ici me semble particulièrement mal choisi. SpaceX est seule à réutiliser ses premiers étages de fusée au lieu de les laisser systématiquement s’écraser dans l’océan, une véritable révolution environnementale. Par ailleurs, s’agissant d’un premier vol assez risqué, aucun satellite candidat n’a été trouvé. Un objet aurait été lancé de toute façon pour qualifier la fusée et, par conséquent, le choix de la Tesla, qui restera attachée au second étage de la fusée, ne représente pas une pollution spatiale supplémentaire.

1 commentaire
  • Bernard Dupuis - Abonné 12 février 2018 09 h 50

    Le bien de l'humanité ici et maintenant

    Admettons que le problème environnemental peut passer au second plan pour ce geste de SpaceX. Toutefois, le problème fondamental est politique. En effet, il touche le bien commun de l'humanité.

    Quel sens donner à ce geste de milliardaires qui est en fait un pied de nez à tous ces pauvres travailleurs-contribuables qui soutiennent avec leurs pauvres moyens les services publics et sociaux? Quel sens donner à ces propriétaires privés qui peuvent se payer des voitures de luxe, des fusées et des voyages spatiaux, qui ne sont en fait que purs gaspillages pour satisfaire les mythes mégalomanes de conquêtes de l’espace?

    Si les promoteurs de SpaceX avaient plus de soucis pour la paix et pour l’égalité des peuples, je pourrais peut-être un jour me convaincre d’être de leur bord. S'ils pensaient au bien de l'humanité ici et maintenant, je pourrais être d'accord avec eux.

    Bernard Dupuis, 12/02/2018