Deux poids, deux mesures!

Un drame demeure un drame, peu importe l’origine de la victime. Un jeune de 18 ans ne devrait jamais tomber sous les balles d’un agent de la paix.

Au cours des derniers jours, j’ai pris connaissance de nombreux commentaires concernant l’événement au palais de justice de Maniwaki, où un jeune homme de 18 ans a été atteint par un projectile de l’arme à feu d’un constable spécial. Dans la très grande majorité des textes lus, les personnes dénonçaient le comportement de l’agent et le fait qu’il ait utilisé son arme à feu contre un jeune de 18 ans qui souhaitait « aller fumer une cigarette ».

Cet événement me rappelle celui d’un jeune de 18 ans qui jouait aux dés dans un parc de Montréal-Nord avec son frère et des amis. Là aussi, pour un incident banal, il y a eu intervention policière, altercation et utilisation d’une arme à feu. Ce jeune de 18 ans a été tué par un policier.

Or, même drame, mais des opinions très différentes ! En effet, à l’époque de cet incident et encore aujourd’hui, les commentaires étaient plutôt favorables au travail des policiers impliqués. Certains reprochaient même au jeune homme de 18 ans d’être responsable de son malheur. Il aurait dû respecter les ordres des policiers, disaient certains chroniqueurs.

Drame similaire mais opinion publique fort différente ! Pourquoi ? Serait-ce parce que le jeune de Montréal-Nord était issu de l’immigration ? J’ose espérer que non…

1 commentaire
  • Serge Lamarche - Abonné 7 février 2018 17 h 17

    Bonjour la police

    Le problème est que la police a tous les droits. Ils font du harcèlement. C'est pratiquement leur boulot. Peu de gens prennent bien le harcèlement, que ce soit de la police ou des parents. On voit qu'il est très facile pour un policier de faire dégénérer une situation au point de sortir son arme. Et il sait que s'il sort son arme, il ne sera pas accusé de meurtre. ...à moins bien sûr qu'une vidéo de l'événement soit prise. Mais même avec une vidéo qui démontre une erreur ou une intention policière maligne, ils sont souvent protégés de recours légaux. Mais leur compétence peut être au moins mise en doute et se retrouver dans un autre emploi.