La médecine souffre d’une crédibilité déclinante

Plusieurs vaccins sont de grands succès : ainsi, la variole a été éradiquée et la polio s’est raréfiée. Par contre, il faut reconnaître que certains agents infectieux ne semblent pas se prêter à une prophylaxie par vaccination : il n’y a toujours pas de vaccin efficace contre le sida, et les vaccins contre la grippe ont quelquefois une efficacité presque nulle (virus trop variables).

La médecine a aussi beaucoup abusé des médications de toutes sortes : qu’on songe à ces médicaments antidouleur prescrits à propos de tout et de rien. (L’auteur en a fait l’expérience. Aux États-Unis, certains médecins recevaient des bonis s’ils prescrivaient des opioïdes, d’où les nombreux problèmes de dépendance.)

Surtout, de nombreuses études pharmaceutiques ont été entachées d’erreurs et d’omissions : efficacité thérapeutique surévaluée et effets secondaires graves grandement sous-estimés. (Le Bextra est un bel exemple !) Ce fait est lié à une certaine corruption de la science : songeons à ces scientifiques qui « découvrent » que les produits de Monsanto sont inoffensifs !

Surtout, la médecine est soumise à la loi des rendements décroissants : elle réussit bien contre les maladies « simples », comme la variole, beaucoup moins contre les maladies très complexes comme le sida, la grippe, les cancers ou les maladies dégénératives. Il semble bien qu’elle ne puisse jamais guérir ce mal mortel entre tous : le vieillissement. Il suffit de voir le faible coût des recherches qui sont venues à bout de la variole et des sommes astronomiques investies dans la recherche sur le cancer ou le sida.