Les élus et les influenceurs

Ce que l’on peut comprendre d’une réponse de Jocelyn Maclure lors de son entrevue dans Le Devoir du samedi 20 janvier, c’est que ce sont des « élus et des influenceurs » qui se sont servis de la charte des valeurs pour alimenter le « spectre d’une islamisation de la société ». Elle a le dos large, la charte. Pourtant, elle n’avait comme objectif que de faire en sorte que le Québec, après avoir banni de l’espace public depuis longtemps les signes et costumes religieux, n’y revienne pas en accommodant sans bornes des manifestations et coutumes religieuses dans l’espace public. Dans la présentation de son mémoire à la commission parlementaire relative à cette charte en 2014, l’éminent sociologue Guy Rocher a expliqué que la démarche du gouvernement se situait dans la suite de la Révolution tranquille et de la déconfessionnalisation de toutes nos institutions publiques, tout en soulignant que cela s’était réalisé sans grave secousse. Ce n’est pas l’État qui allait vers la radicalisation avec la charte, mais les bien-pensants qui ont cherché à y faire valoir leurs propres intérêts.

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