Aussant en emporte le vent

Il faut que le Parti québécois (PQ) soit en bien mauvaise posture pour que ses militants frétillent à l’idée que Jean-Martin Aussant retourne au bercail, lui qui a eu le culot de fonder un parti après avoir quitté le PQ et qui a autant de charisme que Martine Ouellet et Alexandre Cloutier réunis.

Les péquistes se trompent en croyant qu’il les aidera à battre les libéraux et les caquistes, qui ne manqueront pas de rappeler les articles les plus rébarbatifs du programme de la défunte Option nationale (ON), qui a fusionné avec Québec solidaire.

Ce que veut Aussant en réalité, c’est prendre la direction du PQ et en faire une version recommandable d’ON, au grand plaisir du SPQ Libre. Or, pour cela, il faut que le PQ soit battu en octobre et que Jean-François Lisée quitte le navire. Voilà pourquoi il fera le service minimum s’il se ramène.

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20 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 25 janvier 2018 00 h 52

    mener une bataille nostalgique n'est il pas, du temps perdu

    avec les multinatinales qui envahissent de plus en plus le monde, quelle est le poids et la sigification de l'état nation, a financer une armée de service, demanderaux gens ce qu'ils preferent,un état nation s'apparat ou des multinationalles qui vont gérer de plus en plus nos vies, peut-être faudrait-il se mette a date avec l'histoire et notre réalité, qui veut mener une bataille nostalgique d'un autre temps

  • Denis Paquette - Abonné 25 janvier 2018 00 h 57

    nous n'appartenons plus a un roi, mais au monde

    il y a peut-être que Donald Trump que ca préocupe encorê, pour voir si empêcher le monde d'être le monde a de l'allure,nous n'appartenons plus a un roi mais au monde

    • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 25 janvier 2018 08 h 34

      M. Paquette
      si nous n'appartenons pas à des rois, svp rappelez à Trudeau et Macron de ne pas se comporter comme s'ils en étaient eux-mêmes.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 25 janvier 2018 08 h 08

    Au-delà de la théorie du complot aussantien

    L’indépendance du Québec se fera avec la contribution de toutes les personnes de bonne volonté. Le peuple francoQuécois n’est pas suffisamment nombreux pour qu’il puisse se permettre le luxe de se priver des talents d’une seule personne brillante.

    Est-ce que M. Aussant est ambitieux ? Oui ? Et après. Depuis quand l’ambition est une tare en politique ?

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 25 janvier 2018 16 h 08

      M. Jean-Pierre Martel,

      Je suis d'accord avec vous: l'indépendance du Québec se fera avec la contribution de toutes les personnes de bonne volonté.

      Mais ce que je crains, c'est que les convictions onistes de M. Aussant prennent le dessus s'il prend les rênes du PQ. S'il manoeuvre efficacement, celui-ci pourrait alors se retrouver à égalité avec Québec solidaire dans les intentions de vote.

      Françoise David, Amir Kadhir, Manon Massé et GND sont d'excellentes personnes, mais les voudriez-vous à la tête du PQ?

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 25 janvier 2018 17 h 01

      Monsieur Le Blanc,

      Faites confiance à l’intelligence des membres du PQ lorsque viendra le moment — lointain je l’espère — de choisir un nouveau chef.

  • Jean-François Trottier - Abonné 25 janvier 2018 08 h 23

    Quelle petit brûlot sans intérêt!

    Je ne comprends pas que la rédaction ait laissé passer une lettre aussi béatement polémique.

    Personne au PQ ne croit que le pouvoir est à la portée de la main, et les raisons pour lesquelles la venue de M. Aussant est souhaitable n'ont rien d'électoralistes, au contraire.

    Il s'agirait, au conditionnel je vous prie puisque nous parlons d'avenir, de recentrer le PQ vers ses deux axes principales : indépendance et social-démocratie, celle-ci n'étant pas une marche obligée : on n'est pas des révolutionnaires ni des curés, mais une tendance forte, en ce sens que le PQ est beaucoup trop démocratique pour tordre le bras à une population au complet.

    Aussant est éminemment pragmatique et devrait savoir, je le suppose, faire évoluer le Québec vers un vrai capitalisme d'État d'inspiration néokeynésienne mais toujours basé sur ce que font la population et l'industrie, depuis la plus minuscule jusqu'à la plus lourde.

    Quant à gagner les prochaines élections.... qui perd son temps à le croire, ou même à rire de ceux qui y croient ? Ridicule! On n'en est pas là.

    Le plus important reste de donner au Québec les moyens de son développement tel qu'il le souhaite, qu'il devienne de plus en plus lui-même aux détours de ses propres cheminements, en donnant à tous le plus de chances possibles d'y arriver individuellement.

    C'est le temps de la réflexion active, ensuite viendront l'organisation et la réalisation, qui sont inévitables et donc qui doivent être préparées.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 25 janvier 2018 09 h 22

      M. Trottier, vous écrivez: «Quant à gagner les prochaines élections, qui perd son temps à le croire ou même à rire de ceux qui y croient? Ridicule! On n'en est pas là.»

      À ce sujet, je vous invite à lire la dernière chronique de Michel David:
      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/518384/le

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 25 janvier 2018 12 h 15

      M Leblanc, M David n’est plus une référence crédible. Ses idées se rapprochent de plus en plus de celles de M Montmarquette pour qui le PQ est un ennemi à combattre et à ridiculiser.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 25 janvier 2018 15 h 57

      M. Raymond Saint-Arnaud,

      Pour moi, en ce qui concerne la politique provinciale, Michel David est le meilleur chroniqueur au Québec. Le comparer à M. Montmarquette est une grossière erreur, pour ne pas dire une insulte.

      M. David est un esprit fin doublé d'une mémoire d'éléphant. Il n'est pas le chroniqueur le plus lu pour rien chez les politiciens. Ses chroniques tapent dans le mille la plupart du temps. Et si le PQ y paraît parfois mal, c'est qu'il le mérite.

      J'espère que M. David ne prendra jamais sa retraite et qu'il mourra, comme Molière, à la tâche.

    • Marc Therrien - Abonné 25 janvier 2018 18 h 24

      @ M. Trottier,

      Depuis une analyse faite par Influence communication en 2008-2009, on sait que M. Leblanc est le roi incontesté du courrier des lecteurs. Depuis le temps qu’il écrit et considérant le nombre impressionnant de lettres publiées à travers toutes ces années, il est quasiment devenu l’égal des chroniqueurs chevronnés qui, comme lui, ont duré dans le temps. Sa notoriété et son influence font qu’il est devenu un collaborateur indispensable aux pages éditoriales des différents journaux et qu’on accorde plus de poids à ses observations complémentaires de «lecteur» de l’actualité compte tenu de sa longue expérience.

      Marc Therrien

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 26 janvier 2018 13 h 30

      M. Marc Therrien écrit : «... on sait que M. Le Blanc est le roi incontesté du courrier des lecteurs».

      Il faudrait en discuter avec Henri Marineau. Je ne suis pas certain qu'il approuverait.

  • Raynald Rouette - Abonné 25 janvier 2018 08 h 24

    ON, une erreur de jeunesse


    Jean-Martin Aussant a eu raison de s’opposer aux mauvaises décisions de l’establisment du PQ.

    À mon avis, il a les capacités pédagogiques de René Lévesque, les connaissances financières de Jacques Parizeau et la capacité de discourir comme Pierre Bourgault.

    Dommage pour Jean-F. Lisée et P.K. Péladeau, leurs message ne passe pas!

    Alors, ça passe ou ça casse! Si ça casse, ceux et celles qui voudront mettre définitivement les deux genoux par terre auront le loisir de le faire en plus de plier l’échine...

    La fenêtre entre-ouverte par René Lévesque pour sortir du colonialisme est en voie de se refermer définitivement, plus de temps pour les tergiversations.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 25 janvier 2018 09 h 24

      Vive les courts textes qui frappent dans le mil :
      A genoux et plier l'échine.
      Sortir du colonialisme.
      Voila !

    • Jean-Marc Simard - Abonné 25 janvier 2018 15 h 37

      Pour que son message puisse passer, il faudrait d'abord qu'il le livre...Où est-il Aussant ? Tout le monde parle d'Aussant sauf lui-même...Qu'il commence par sortir de son état d'hibernation, pour que l'on puisse juger de sa crédibilité...

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 janvier 2018 17 h 53

      Ce nouveau messie espéré du PQ est très surévalué.

      Car Aussant a aussi la réputation de larguer les partis qu'il fonde ou dans lesquels il s'embarque.. et ses militants avec..

      Un méchant problème, le manque de continuité et de loyauté en politique.

      Sans compter que s'il débarque au PQ, il se placera en parfaite contradiction avec le discours qu'il nous a tenu durant des années.

      - Quelle belle crédibilité..?

      Parce que se contredire..

      Ça aussi, c'est un méchant problème en politique.