La pétroleuse et les pétrolières

La mégalopole New York poursuit en justice cinq pétrolières géantes (BP, Chevron, ConocoPhillips, ExxonMobil et Shell), qu’elle estime responsables des coûts dus au dérèglement du climat. De son côté, Chevron a dénoncé une action qui ne résoudra pas « la grave question des changements climatiques » (l’admission d’une grande pollueuse que n’a même pas encore faite le président Donald Trump).

Le maire de New York, Bill de Blasio, a en même temps annoncé qu’il entendait retirer du secteur des énergies fossiles les investissements du fonds de retraite de la Ville de plus de 190 milliards $US. Que voilà une décision qu’il aurait fallu prendre bien avant d’entamer la poursuite, car il est clair que ces investissements nuiront à la cause de la Ville. En effet, la partie défenderesse voudra savoir : « Si ces pétrolières vous causaient autant de torts, pourquoi y avoir investi votre argent jusqu’à tout récemment ? »

Avis aux divers ordres gouvernementaux : ne tardez pas à retirer vos billes des énergies fossiles, parce que cela pourrait vous jouer de mauvais tours quand viendra le moment de faire payer les principaux coupables.

2 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 16 janvier 2018 09 h 01

    Et surtout

    Pourquoi avoir d'abord permis et facilité la circulation automobile ? Les compagnies peuvent facilement argumenter que si New York savait il y a 100 ans que l'auto aurait de telles conséquences et ne l'a pas interdite, elle est aussi coupable que les pétrolières. Et si elle ne le savait pas, les pétrolières n'avaient pas plus moyen de le savoir.

  • Cyril Dionne - Abonné 16 janvier 2018 19 h 17

    Pour "Bill de Blasio", n'est stupide que la stupidité

    M. Le Blanc, ce sont les énergies fossiles qui paient pour les énergies vertes. Enlevez les énergies fossiles de l’équation, et c’est la catastrophe économique 10 fois plus pire que le Krach de 1929. Demandez plutôt à la Chine et tous les autres pays qui se portent en chevaliers blancs de faire leur part en commençant par le Canada de Justin « pipeline » Trudeau. Lui y connaît ça!

    C’est « ben » pour dire.