La privatisation à tout vent

Il est relativement aisé de privatiser l’éducation au Québec. Il suffit de contraindre financièrement les professeurs, les écoles et les commissions scolaires. Puis de les dénigrer un peu, pas trop, juste ce qu’il faut. En santé, la recette varie légèrement, puisqu’une loi fédérale, quoique poreuse, empêche les provinces de privatiser le secteur à leur guise. Les cliniques privées poussent quand même comme des champignons, pavant la voie à des hôpitaux privés.

Pendant ce temps, nous avons sous les yeux trois institutions qui ont pris le vent contraire avec grand succès : Hydro-Québec, la RAMQ et la SAAQ. Des verrous légaux ont heureusement empêché leur privatisation jusqu’ici. Chérissons ces fleurons et laissons-les s’améliorer avec l’âge, comme le bon vin.