Pas toujours les mêmes, mais…

Je veux faire du pouce sur l’opinion soumise par une lectrice le 12 décembre dernier dans Le Devoir, madame Martine Lacroix de Montréal. Sans aller jusqu’à dire que ce sont toujours les mêmes lecteurs d’opinion qui se font lire dans le journal, les Le Blanc, Mainville, Marineau, etc. ont vraiment la cote. J’ai remarqué que depuis le changement de direction du journal, les opinions que je lui fais parvenir ne sont jamais choisies. Est-ce le fruit de la coïncidence ? J’en doute. Et quand je compare ce que j’ai envoyé au journal avec d’autres, je ne vois pas pourquoi je serais refusé sur la base de la qualité et de la pertinence de mes textes. Ils ne sont ni moins bons ni meilleurs que d’autres qui sont acceptés.

L’autre jour, pour me nettoyer le coeur, j’ai décidé d’appeler à la rédaction pour questionner, et la dame qui m’a répondu m’a dit ceci qui m’a laissé perplexe : « S’ils passent souvent dans la rubrique Lettres, c’est qu’ils envoient plusieurs lettres à la fois, leurs chances sont ainsi meilleures. » Alors, pourquoi ne pas donner à la rubrique le titre de « Loto-lettres » ? que je lui ai répondu.

Je ne suis pas las de lire les lettres des gens mentionnés plus haut, et comme madame Lacroix le suggère, celles et ceux qui le sont n’ont qu’à prendre aussi la plume. Cela exige du temps et la volonté de le faire. Mais, attention, au Devoir, il semblerait qu’écrire intelligemment et pertinemment ne suffit point.

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19 commentaires
  • Jean Lacoursière - Abonné 13 décembre 2017 06 h 51

    Je me demande effectivement...

    ...comment certains font pour être publié autant, car je trouve le contenu de leur texte souvent insignifiant, dans le sens où je n'y vois que de la gérance d'estrade de la joute politique. Mais bon, chacun ses gouts... .

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 13 décembre 2017 09 h 32

      M. Lacoursière,

      Vous insultez la rédaction du «Devoir», car c'est elle qui choisit les lettres à publier. Personnellement, je n'ai jamais lu une lettre insignifiante dans ce journal. Des lettres avec lesquelles je n'étais pas d'accord, oui, d'autres, faibles, oui, mais jamais insignifiantes.

      Je pense que vous vous trompez de journal ou peut-être pensez-vous aux commentaires dans la section «Vos réactions». Si c'est cela, je suis d'accord avec vous, des commentaires y sont souvent insignifiants. Mais les abonnés peuvent s'exprimer.

    • Jean Lacoursière - Abonné 13 décembre 2017 11 h 42

      Bonjour monsieur Le Blanc,

      J'aime toujours vous lire, je ne pensais pas à vous en particulier.

      Comme j'ai écrit, chacun ses gouts, et ce n'est pas insulter la rédaction du Devoir que de dire les miens, qui sont de trouver que la gérance d'estrade de la joute politique ne représente pas d'intérêt.

      Je ne suis pas le seul dans mon entourage qui, à la seule lecture du nom d'un auteur souvent publié, n'a pas envie de lire sa lettre ouverte. Simple question d'intérêt.

      Je suis d'accord avec vous: les lettres ouvertes du Devoir sont en général intéressantes.

      Et félicitations d'être souvent publié!

      JL

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 13 décembre 2017 14 h 17

      M. Lacoursière,

      Vous écrivez: «Je ne suis pas le seul dans mon entourage qui, à la seule lecture du nom d'un auteur souvent publié, n'a pas envie de lire sa lettre ouverte. Simple question d'intérêt.»

      Voyez-vous, ce réflexe m'est incompréhensible. Si quelqu'un est souvent publié dans un journal de qualité, c'est qu'il y a de fortes chances pour que les textes de cette personne soient aussi de qualité. Ainsi, quand je vois les signatures «Pascal Barrette», «Henri Marineau», «Carol Patch-Neveu», «Clément Perron» (pour n'en nommer que quelques-uns) au bas de lettres, je suis sûr de passer un moment.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 13 décembre 2017 17 h 04

      ... je suis sûr de passer un bon moment.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 décembre 2017 13 h 51

      M. Lacoursière, vous écrivez: «Mais bon, chacun ses goûts...»

      J'ai déjà lu plus convaincant ! Vous n'aimez pas les fraises, très bien, c'est votre affaire, mais il faut trouver des arguments solides pour soutenir qu'une lettre donnée publiée dans «Le Devoir» est insignifiante.

  • Michel Lebel - Abonné 13 décembre 2017 07 h 06

    Passons!


    Il me semble évident que Le Devoir a ses ''auteurs'' préférés! Je trouve cela un peu bizarre, mais c'est bien le droit de la direction. Ça ne me dérange pas du tout. Comme le dit l'adage latin: de minimis non curat praetor. Traduction bien libre: passons!


    M.L.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 13 décembre 2017 13 h 40

      «Le Devoir» n'a pas «ses auteurs préférés». Même si le journal a changé de personnes dirigeantes à la rédaction, les mêmes «courriéristes» reviennent, essentiellement.

      À mon avis, «Le Devoir» publie, suivant sa politique éditoriale, le meilleur courrier des lecteurs qui soit.

    • Michel Lebel - Abonné 13 décembre 2017 20 h 46


      @ Sylvio Le Blanc,

      On ne peut être à la fois juge et partie...

      M.L.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 décembre 2017 08 h 36

      M. Michel Lebel,

      Si le journal a «ses auteurs préférés», comme vous dites, comment se fait-il que le changement de direction à la rédaction n'ait pas sensiblement modifié le portrait dans la section ''Lettres'' ?

      La seule chose que j'ai remarqué, c'est le ''départ'' de Lise Payette dans l'équipe des chroniqueurs à la suite de l'arrivée de Brian Myles. S'il y a eu autres choses, éclairez-moi.

      Si vous êtes le Michel Lebel d'Entrelacs, vous avez été publié régulièrement dans «Le Devoir» (10 lettres depuis 2 ans), n'êtes-vous pas vous-même juge et partie ?

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 13 décembre 2017 07 h 39

    M. Marcel Lapointe, de Jonquière, vous avez sûrement mal entendu

    La dame de la rédaction du «Devoir» qui vous a répondu ne peut pas vous avoir dit ce qui vous a laissé perplexe: «S’ils passent souvent dans la rubrique 'Lettres', c’est qu’ils envoient plusieurs lettres à la fois, leurs chances sont ainsi meilleures.» Parce que cette réponse est une belle connerie.

    Comme si la rédaction du journal se faisait avoir à l'usure et que la quantité avait autant d'importance que la qualité. Je le répète, cette réponse est une belle connerie, si, bien sûr, elle a été dite, ce dont je doute fortement. Il devait y avoir de la friture sur la ligne téléphonique cette journée-là.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 13 décembre 2017 08 h 45

    M. Marcel Lapointe

    J'ai remarqué dans eureka.cc que vous avez été publié 19 fois dans «Le Quotidien» (et «Le Progrès») de Saguenay depuis le début de l'année, mais pas ailleurs (à l'exception de celle de ce jour dans «Le Devoir»).

    Je serais tenté de vous poser la question suivante: vos lettres concernent-elles principalement votre région? Si oui, c'est compréhensible que «Le Devoir», qui est un journal national, ne vous publie pas souvent.

  • Marc Therrien - Abonné 13 décembre 2017 12 h 23

    Écrire pour laisser sa trace


    Il est vrai que M. Leblanc et M. Marineau, entre autres, occupent ce territoire du courrier des lecteurs depuis un nombre respectable d’années. Ils ont ainsi acquis une notoriété qui leur permet de durer. Les nouveaux auteurs qui sont déçus de voir leurs textes rester lettre morte peuvent avoir une pensée pour les nombreux penseurs influents de notre temps qui le sont devenus seulement après leur mort.

    De mon côté, je pense d’abord aux œuvres posthumes de Friedrich Nietzsche avec ses «Fragments posthumes» et de Arthur Schopenhauer avec «L’art de se faire respecter» ou encore «L’art d’avoir toujours raison». Et il y a eu aussi, Franz Kafka et Anne Franck.

    Il paraît que les paroles s’envolent et que les écrits restent.
    Alors, j’imagine que ces auteurs qui ont le passe-temps et la passion d’écrire conservent leurs lettres pour en faire un cahier qui pourra intéresser les personnes qu'ils ont influencées positivement.

    Marc Therrien

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 13 décembre 2017 19 h 21

      M. Therrien,

      Je n'imagine pas les auteurs et penseurs dont vous parlez adeptes du courrier des lecteurs. Pratiquer le courrier des lecteurs est une activité humble qui ne mènera personne à la «Pléiade».

    • Marc Therrien - Abonné 13 décembre 2017 21 h 02

      M. LeBlanc,

      Comme pour tous les qualificatifs permettant d'apprécier les diverses conduites humaines, il y a différents niveaux d'intensité dans l'échelle d'évaluation. Ainsi, en ce qui concerne le degré d'humilité de celui qui écrit, j'imagine qu'il y au moins 2 niveaux de base:

      - le plus humble des humbles qui n'écrit que pour lui-même, son journal de bord par exemple, pour mieux réfléchir et se recueillir et qui accepte sereinement que son écrit reste lettre morte.

      -et le simplement humble qui éprouve quand même du plaisir à écrire sachant qu'il va être lu par au moins une autre personne que lui-même. Ce plaisir bénéfique soignant un narcissisme sain entraînera la répétition du geste.

      Enfin, qu'il se dise le plus humble des humbles ou le simplement humble, celui qui écrit, comme Paul Valéry, peut penser: "Ma modestie est grande. Quand elle se hausse sur les pointes, elle arrive presque au nombril de mon orgueil."

      Marc Therrien

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 décembre 2017 13 h 05

      M. Marc Therrien,

      Vous écrivez:
      «- le plus humble des humbles qui n'écrit que pour lui-même, son journal de bord, par exemple, pour mieux réfléchir et se recueillir et qui accepte sereinement que son écrit reste lettre morte.
      - et le simplement humble qui éprouve quand même du plaisir à écrire sachant qu'il va être lu par au moins une autre personne que lui-même. Ce plaisir bénéfique soignant un narcissisme sain entraînera la répétition du geste.»

      Vous oubliez un 3e niveau de base, que vous allez comprendre en lisant ce que m'a écrit Louis Cornellier, collaborateur émérite du «Devoir», le 4 décembre: «Je lis souvent vos lettres dans le courrier des lecteurs. Je salue votre engagement civique.»