Jean-François Lisée s’enlise

Le dernier sondage Léger-Le Devoir révèle sans l’ombre d’un doute la descente aux enfers du chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée. À titre d’exemple, le PQ ne récolte que 19 % d’appuis dans les intentions de vote, et à peine 9 % des répondants estiment que M. Lisée ferait le meilleur premier ministre; la clientèle cible du PQ, à savoir les francophones, ne lui offrirait son vote que dans une proportion de 23 %.

Seulement 9 % des répondants considèrent que le PQ est le parti qui représente le plus le changement. À cet effet, de l’avis de Jean-Marc Léger, la promesse de Jean-François Lisée de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat a eu pour conséquence que les souverainistes ne se sentent plus obligés de voter PQ.

Des constats alarmants qui remettent en question l’engouement suscité par l’élection de M. Lisée dans une proportion de 92,8 % des militants lors du congrès de septembre dernier, sans compter son « chemin des victoires » évoqué dès son arrivée à la tête du PQ.

À mon sens, à force de tenter constamment de ménager la chèvre et le chou, à savoir de projeter l’image d’un futur bon gouvernement tout en étant tributaire du « spectre » de l’indépendance, Lisée s’enlise dans des méandres qui ne le conduisent nulle part… sauf peut-être vers la « sortie de secours » !

20 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 5 décembre 2017 01 h 08

    est-ce que nous voulons

    peut-être n'est-il pas celui qu'il faut, apres deux gouvernements libérals anti Québec , peut être faut-il quelqu'un de plus décidé, si ca continu c'est le parti de gauche qui va prendre le pouvoir, tellement que les gens sont insastisfaits du gouvernement actuel

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 5 décembre 2017 09 h 34

      Qui a "tord" (sic) ? Pour certains, à force de mal "d'écrire" (sic) leurs opinions, les autres n'arrivent plus à "con-prendre" (sic)...

      «Un peu plus de rigueur... dans l'écriture et la parole ...fera que le français retrouvera la fierté et la beauté... d'une langue belle à qui sait l'aimer et la défendre.»

      Aujourd'hui , je vais à contre-courant des articles et chroniques, en ne les commentant pas...mais, en faisant ma propre publicité pour Notre langue officielle et commune...le français.

    • Jean Sébastien Léger - Abonné 5 décembre 2017 10 h 21

      ''Le parti de Gauche'' hahahaha

  • Gaetane Derome - Abonnée 5 décembre 2017 01 h 46

    Les élections sont encore loin.

    Tout peut arriver d'ici l'automne 2018.Une chose semble se préciser c'est que les Québécois veulent du changement mais le gouvernement en place,le PLQ usera de séduction et surtout de" cadeaux" d'ici les élections,ne les sous-estimont pas.D'ailleurs cela a déja commencé.Bien sûr,bien des électeurs ne sont plus dupes mais d'autres sont plus naifs.Par ailleurs,je ne suis pas certaine que la fusion de ON avec QS est satisfaisante pour les militants de ces partis.Peut-être que certains vont changer de camp?
    Et puis,plusieurs élections démontrent que les premiers sondages sont souvent faux..

  • Jacques Lamarche - Abonné 5 décembre 2017 04 h 28

    Tout le parti s'enlise, monsieur!

    La décision de mettre sur la glace la question de l'indépendance est celle du PQ. Certes elle a refroidi les ardeurs de plus d'un Québécois. C'est TOUT le parti qui doit en porter le poids des conséquences!

    Aujourd'hui, il est trop facile de s'en prendre au chef. Mais il faut convenir qu'à chaque fois que le PQ renie l'article 1 de son programme, il se tire dans les pieds. Rappelons-nous le triste épisode du ¨beau risque¨ de René Lévesque. Au moins, cette fois-ci, cet autre acte de l'aventure péquiste aura peut-être le mérite d'aider à chasser les libéraux du pouvoir!

    • Chantale Desjardins - Abonnée 5 décembre 2017 08 h 37

      Vous avez raison car éviter de parler de l'article 1 du programme est mauvais. Il fait parler d'indépendance tous les jours et les occasions le permettent. Couillard ne se gêne pour en parler négativement mais on devrait répliquer à ses rengaines. Legault est un souverainiste caché et il doit au PQ sa formation de politicien. Ce fut une erreur de quitter ce parti pour fonder un parti qui se croit capable de diriger le Québec. Legault ne peut oublier que sa vraie place est au PQ mais il serait ridicule d'y revenir après sonp parcours biaisé.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 5 décembre 2017 09 h 14

      Ce n'est plus le PQ qui ne veut plus du projet d'indépendance mais la population qui a dit NON à deux reprises. Continuer à faire comme si la population aurait dit «noui» et forcer la tenue d'un nouveau référendum s'apparente à un viol de la conscience politique collective...Ça ne sert à rien d'insister pour l'instant... Le parti québécois devrait troquer son projet d'indépendance par un projet nationaliste et garder le projet d'indépendance enm réserve pour des jours meilleurs... En attendant il devrait devenir encore plus nationaliste que la CAQ et travailler à améliorer la situation du Québec dans le Canada par la promotion de plus d'autonomie politique et économique et contrer la tendance centralisatrice des pouvopirs à Ottawa par le Gouvernement fédéral...Travailler à changer la constitution fédéraliste par une constitution confédérale serait un autre beau projet...Travailler à changer le Canada de l'intérieur plutôt que de travailler à s'en exclure, voilà ce qui serait respecter le non des deux derniers référendums...Il n'est pas vrai de dire que de modifier l'article 1 de la charte du PQ serait détruire sa raison d'être...Au contraire...Mais ne pas le faire risque plus de provoquer le PQ comme parti...

    • Mathieu Bouchard - Abonné 6 décembre 2017 09 h 19

      M. Simard, avoir eu le droit de vote à deux référendums sur l'indépendance, c'est un privilège de boomers et de quelques générations qui l'ont précédée. Pour la génération X, il n'y a eu qu'une occasion de voter à un tel référendum, et pour la génération Y, il n'y en a pas eu du tout (en fait il y a maintenant des gens de 40 ans qui n'avaient pas l'âge en 1995 !). La "conscience politique collective" dont vous parlez, ça n'existe pas, il n'existe que des vieux qui souhaiteraient empêcher que les jeunes se prononcent sur la question.

      Vous ne semblez pas avoir la même répulsion pour un troisième Accord du Lac Meech... qui serait au moins une cinquième tentative du Québec de négocier des accommodements constitutionnels (sans compter les fois où il n'y a juste pas eu de conférences constitutionnelles). Ça, ça ne heurte pas votre "conscience politique".

  • François Beaulé - Abonné 5 décembre 2017 05 h 24

    Le PQ ne prendra jamais plus le pouvoir

    Le PQ est évidemment un parti indépendantiste. L'unité de ses membres tient dans son projet de séparation du Québec. Alors qu'une très nette majorité de Québécois ne veut pas de l'indépendance. Et qu'une majorité encore plus grande ne veut pas de référendum après les échecs des deux référendums. La proposition de Lisée de reporter un hypothétique référendum à 2022 était désespérée. En passant, l'élection suivant la prochaine aura lieu normalement en 2023. Pour qu'un référendum puisse avoir lieu en 2022, un très hypothétique gouvernement péquiste devrait faire une élection précipitée.

    M. Lisée a essayé de faire croire à la majorité des Québécois que le PQ cessait d'être indépendantiste pour 3 ou 4 ans tout en prétendant aux membres et militants du PQ qu'il continuait de l'être. Le défi était risqué, pour le moins ! M. Lisée a pris ce risque insensé parce qu'il évaluait que c'était la seule façon pour le PQ de gagner la prochaine élection.

    Lisée a perdu son pari. Et cela signifie que le PQ ne prendra jamais plus le pouvoir. Aucun parti indépendantiste ne prendra le pouvoir au Québec avant longtemps. Seuls des partis fédéralistes peuvent le faire. Le véritable problème, à mon sens, est que les deux partis capables de prendre le pouvoir au Québec sont des partis de centre-droit. La gauche n'arrivera plus à prendre le pouvoir tant qu'elle sera séparatiste.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 5 décembre 2017 09 h 01

      @ FB Quand la mauvaise foi et le néolibéralisme prennent la tangente en passant par la prophétie et la boule de cristal, et bien ça donne à peu près... ça.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 5 décembre 2017 11 h 29

      "La gauche n'arrivera plus à prendre le pouvoir tant qu'elle sera séparatiste."

      Peut-être faudrait-il dire plutôt: "Les séparatistes n'arriveront plus à prendre le pouvoir tant qu'ils se peindront à gauche."

      Après tout, les moteurs premiers de l'indépendance, le nationalisme et le sentiment d'appartenance, se situeront toujours plus à droite qu'à gauche. La population dans son ensemble est plus à droite qu'à gauche, d'où les victoires électorales franches du PLQ (et bientôt de la CAQ) et celles en demi-teinte du PQ (quand il y en a eu).

      Vouloir conjuguer à tout prix une forme de radicalisme social et un projet de société utopique avec l'indépendance revient à vouloir réaliser la quadrature du cercle. Cela donne... ce que cela a donné jusqu'à maintenant!

      Voilà pourquoi un parti comme QS, qui a davantage d'affinités avec le NPD fédéraliste qu'avec le PQ souverainiste, ne veut l'indépendance que dans la perspective où il croit qu'il a plus de chance de faire sa révolution sociale en vase clos plutôt qu'à l'intérieur d'un Canada "albertain" résolument conservateur et à droite.

  • Gilles Racette - Abonné 5 décembre 2017 07 h 00

    En fait, ce n'est pas Jean-François

    qui est en train de s'enliser, mettez qui vous voulez là, ça ne changera rien à la situation générale, la diminution de la population qui sont assez vieux et encore assez lucides pour se souvenir de comment c'était avant René Levesque, en fait qui étaient ici dans ce temps là, tous les nouveaux,( nés ou arrivés) qui n'ont aucune idée des enjeux et pour qui l'assimilation dans le courant nord américain est de l'ordre des choses et naturel, appuyé dans ce sens par un gouvernement élu qui défend et fait la promotion de tout ce qui n'est pas Québécois et fracophone et la table est mise, certains des meilleurs joueurs ont déjà jeté la serviette et ceux qui restent ne veulent plus jouer, je ne veux pas le défendre mais c'est pas toujours la faute a JEan-François Lisée.