Plus de grosses industries lourdes à Montréal

Parler d’un « premier échec » de la mairesse Valérie Plante quant à cette décision de Molson d’installer sa nouvelle brasserie dans de grandes terres entourant l’aéroport de Saint-Hubert me paraît relever de la basse politique.

Il est évident que pareille décision se dessinait depuis longtemps, au terme de longues études. Si les études avaient conduit à un emplacement sur l’île de Montréal, il est probable que l’annonce aurait gravité autour de la campagne électorale municipale, étant donné les relations politiques étroites liant l’ex-maire Coderre et la famille Molson (le retour des Expos, le Grand Prix électrique, etc.).

La leçon à tirer de cette décision est simple. Montréal, installée sur le Saint-Laurent, n’est plus apte à accueillir de grandes industries lourdes. L’île de Montréal est devenue une espèce de perle précieuse qu’il faut préserver de la grande industrie lourde, et même des grands aménagements portuaires, toutes espèces de développement faisant appel à du lourd et à de nombreux camionnages. À noter que les appareils de la CSeries auront aussi Mirabel comme aire de grande fabrication.

Montréal a déjà commencé à se définir comme un centre des industries de l’avenir, liées à l’intelligence et à la créativité. Ça peut rapporter même plus qu’une brasserie, n’est-ce pas ?

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 1 décembre 2017 08 h 17

    En effet

    Ce que j'ai lu de plus intelligent sur la question. Peut-être que journalistes ou commentateurs le pensaient aussi, mais il aurait été mal vu de le dire, ça n'aurait pas plu aux lecteurs ou auditeurs. Habitant Longueuil moi aussi, j'avais entendu un attaché politique raconter que la rumeur du déménagement à Longueuil n'était qu'une manoeuvre de Molson pour se négocier une bonne affaire avec Montréal, que jamais Molson ne traverserait le Pont, alors que c'était l'inverse : Molson retardait et niaisait Longueuil pour se négocier un congé de taxes de 5 ans!