Un ancien député qui a marqué l’histoire parlementaire

L’article de Jean-François Nadeau sur le site du journal Le Devoir rappelle aux Québécois boomers la mémoire de Me François Aquin, et il le fait connaître aux générations suivantes. Les journalistes qui étaient de la cohorte de la fin des années 1960 à la Tribune de la presse parlementaire ont vécu intensément cette période riche en rebondissements quasi quotidiens. Et le bref passage de M. Aquin à l’Assemblée législative (élu en 1966, il a démissionné à la fin de 1968) a fourni plusieurs « secousses » dans l’actualité de l’époque.

Dans le contexte que décrit parfaitement l’article de M. Nadeau, la décision du député de Dorion (Me Aquin) de quitter le caucus et le Parti libéral pour devenir le premier député indépendantiste du Québec a marqué les mémoires. Le Journal des débats de l’après-midi du 3 août 1967 est un document à relire et à réanalyser, en y incluant les propos qui ont suivi de la part du premier ministre Daniel Johnson et du chef de l’opposition, Pierre Laporte.

François Aquin a tenu à demeurer inconditionnellement fidèle à la vision du Québec que ses jeunes années de militantisme avaient développée. Cela lui a valu des épisodes souvent cruels en vilenies qu’il a traversés la tête haute et l’échine droite. Les jeunes journalistes de l’époque gardent de cet homme politique un souvenir de noblesse du comportement et de dignité dans l’adversité.

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1 commentaire
  • Raymond Labelle - Abonné 30 novembre 2017 13 h 10

    Mme Galichan...

    ...modeste, n'a rien ajouté à son nom. Bravo. Je sabote ici sa modestie.

    "Elle a fait ses débuts comme rédactrice et reporter à la station de radio CKCV à Québec, en 1963. Elle a ensuite été, pendant près de trois décennies, correspondante parlementaire à l’Assemblée nationale,successivement pour Radio-Mutuel (entre 1967 et 1976), Radio-Canada (entre 1976 et 1989), y devenant la première correspondante parlementaire féminine de la société d’état, TVA (de 1989 à 1993) et Radio-Québec (de 1993 à 1996).

    Elle a été la première femme journaliste de la presse électronique de l’Histoire de la Tribune de la presse parlementaire à Québec.

    Cette première et cette longévité encore inégalée par une femme, en matière de journalisme parlementaire et politique, furent soulignées dès 1993, par la remise à Mme Gallichan de la médaille de l’Assemblée nationale. Elle est membre à vie de la Tribune de la presse." (Tiré de: http://www.cadeul.ulaval.ca/envoi/CV-Gallichan.pdf )

    Et elle a fait beaucoup de choses ensuite, entre autres, a siégé au BAPE mais bon, j'arrête ici.

    Pour que Mme Gallichan, qui en a vu d'autres, se donne la peine de souligner la marque qu'a laissée M. Aquin, il faut croire que ce dernier pouvait donner une forte impression.