Pénuries de main-d’oeuvre… bon marché?

Récemment, on a fait état d’importantes pénuries de main-d’oeuvre au Québec. Il faudrait, me semble-t-il, s’interroger sur les causes réelles de ce phénomène. Ayant travaillé plus de vingt ans comme professionnel en main-d’oeuvre, j’ai acquis la conviction que les pénuries se retrouvaient surtout dans des secteurs d’activité où la rémunération se situe entre le salaire minimum de 11,25 $/h et 14 $/h. Qui, en effet, souhaiterait par exemple travailler dans le secteur des services de l’hébergement, de la restauration, du commerce au détail et des soins aux personnes, comme préposés aux bénéficiaires par exemple, où le salaire plafonne à 14 $ l’heure ?

Autrement dit, on fait face à des pénuries de main-d’oeuvre artificielles créées par des conditions de travail médiocres, caractérisées par la précarité et les bas salaires qui n’assurent pas le minimum vital. Au lieu de crier aux pénuries, offrons d’abord des conditions de travail décentes. Tous nos emplois seront alors plus attractifs pour la main-d’oeuvre québécoise…

2 commentaires
  • Jean-Yves Arès - Abonné 23 novembre 2017 12 h 54

    " pénuries de main-d’oeuvre artificielles créées "


    Juste cette ligne indique la grande impertinence de votre commentaire.

    Tout les pays qui atteignent un bas niveau de chômage se retrouve avec des problème de disponibilité de main d'œuvre.

    Juste un coup d'œil sur la pyramide des âges du Québec fait comprendre rapidement le contexte.
    www.goo.gl/q3j

  • Marc Lévesque - Inscrit 23 novembre 2017 19 h 04

    Excellente obervation

    M. Houle

    Je suis d'accord.

    En général quand il manque de la main d’œuvre dans un domaine le salaire dans ce domaine va à la hausse, et ce indépendamment des raisons derrière le manque de main d’œuvre.