Déçu de l’appui à Denis Coderre

Monsieur Brian Myles,

Je suis un abonné de longue date du Devoir et j’ai parfois félicité des éditorialistes ou des chroniqueurs pour leur prise de position courageuse en faveur de l’égalité, de la justice ou de l’environnement.

Malheureusement, je tiens à vous faire part de ma très grande déception à la suite de votre éditorial du samedi 4 novembre où vous donnez un appui fort mitigé à M. Denis Coderre pour un second mandat. Je ne tiens pas à discuter vos arguments où l’importance du « milieu des affaires » est centrale. Pour un journal qui se dit porteur de valeurs sociales, quel manque de vision et de congruence ! La défense de l’environnement qui tient tant de place dans votre journal (et que je salue) va demander des changements et de l’audace, en plus de causer des dérangements, qui seront autrement plus importants que le changement de maire auquel vous vous refusez. La phrase de l’écrivain Antoine de Saint-Exupéry décrit fort bien notre société actuelle avec ses peurs et son immobilisme, entretenus par les intérêts et la frilosité de nos élites : « Il en est comme de l’homme qui craint la soif à côté de son puits plein. »

Nous aurions tellement besoin d’encouragements, de leadership et d’audace pour que l’humain et le vivant redeviennent plus importants que les marchés et la consommation.

3 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 6 novembre 2017 08 h 28

    L'intérêt public avant les profits!

    Merci pour un commentaire très pertinent, monsieur Vinet, qui traduit très bien les sentiments des lecteurs du Devoir. Je suis d'accord avec vous qu'il faudrait délaisser les marchés et la consommation en faveur de l'intérêt public.

  • Jeanne Gendreau - Abonnée 6 novembre 2017 13 h 23

    décu de l'appui à Coderre

    Je suis vraiment en accord avec votre lettre. J'ai pensé même écrire une lettre collective car nosu somems plusieurs sur Facebook à avoir été indignés et déçus de cet appui à Coderre de la part de Brian Miles.
    Effectivement, les priorités du Devoir qui choisit des sujets comme l'environnement, la philosophie, les livres à faire valoir et j'en passe, bref, la plupart des contenus du Devoir nous fait vraiment penser que les valeurs sont vers du renouveau, des avancées, des petites révolutions, etc... soutenir un tel dinausaure voué aux multinationales et aux événements de façades ça ne peut être le Devoir! J'ai failli faire un ralliement pour annuler les abonnements, mais je me ravise, car je pense que Monsieur Miles est assez intelligent pour réaliser son erreur, du moins je le souhaite. Et je leur pardonne (un peu mais avec vigilance) cet écart..

  • Marie-Josée Gélineau - Inscrite 6 novembre 2017 19 h 36

    À Monsieur Brian Miles

    Monsieur Brian Miles,
    Pourquoi cet appui à Denis Coderre. Vos journalistes du Devoir ont certainement un avis différent. Il aurait mieux vallu que vous vous taisiez. Depuis quand le Devoir est libéral?