Les brebis égarées

À la lecture du brillant texte d’Alain Roy publié dans Le Devoir, on ne peut demeurer indifférent à la période de malaise que nous vivons au Québec, qu’il décrit comme un tiraillement entre l’inquiétude économique et l’insécurité culturelle des Québécois. L’auteur affirme que la peur empêche ces derniers d’avoir foi en eux-mêmes pour réaliser l’indépendance, et il a sans doute raison de mettre en cause les campagnes de peur instillant l’idée que le Québec formerait une société pauvre et dépendante. Toutefois, les faits ont démontré que le fractionnement des partis politiques professant l’indépendance a vraisemblablement constitué un frein majeur à l’avancement du projet de pays. À cet égard, Alain Roy a nettement orienté les regards vers les naïvetés idéologiques de solidaires déconnectés de la réalité. Dans cette conjoncture, pourquoi ces « brebis égarées » ne considéreraient-elles pas de se joindre au PQ, en attendant l’indépendance, pour enseigner aux Québécois que la vraie peur, celle de disparaître, devrait être de demeurer dans le Canada ? Advenant un tel geste magnanime, l’histoire les louangera d’avoir imité le patriotisme d’un Pierre Bourgault, qui mit de côté son ego pour céder le pas à René Lévesque. Autrement, on pourra dire qu’ils n’ont rien fait pour contrer la disparition lente d’un peuple.

1 commentaire
  • Raynald Rouette - Abonné 4 novembre 2017 08 h 47

    Québec Solidaire a été fondé pour nuire au Parti Québécois


    Pierre Vadeboncoeur en était convaincu en 2006. Je le suis aussi!

    Si René Lévesque avait été aussi magnanime (réciprocité) envers Pierre Bourgault...

    Le Québec serait libre aujourd'hui!

    Le parti Québécois peut-il revivre comme un «Phénix»? C'est à souhaiter pour le salut du Québec!