Faire confiance?

Monsieur Coiteux,

Comment voulez-vous qu’on ait confiance dans le gouvernement actuel ? Comment voulez-vous que nous ayons confiance en nos institutions comme vous nous invitiez à le faire, lundi, en conférence de presse ? Comment voulez-vous que nous ayons confiance en vous, monsieur Coiteux ?

À l’UPAC, il y a Robert Lafrenière, qui a pour gendre Martin Prud’homme, directeur de la Sûreté du Québec, et Dominique Lafrenière (fille de Robert Lafrenière et femme de Martin Prud’homme), directrice des enquêtes spéciales. C’est ce que je qualifierais de collusion policière !

Si vous voulez ramener la confiance de la population en vous, s’il n’est déjà pas trop tard pour le faire, il faut détricoter cette situation, y faire le ménage et rattacher l’UPAC à l’Assemblée nationale.

Et pendant que vous vous exprimiez comme vous l’avez fait lundi, devant les caméras, messieurs Charest et Bibeau sont morts de rire ! Nous payons pour les erreurs du PLQ. Et votre recherche de la vérité « supposément » libre de toutes influences extérieures est cousue de fil blanc !

Faites donc ce que vous dicte votre conscience et non ce que vous dictent ceux qui se cachent, depuis des années, derrière l’UPAC qui les protège.

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4 commentaires
  • Gaston Bourdages - Abonné 3 novembre 2017 04 h 31

    La conscience étant, semble-t-il, matière dite....

    ...élastique et influençable, je dirais, au gré de la nature humaine imparfaite, la confiance peut y être grand risque.

    J'ai fait « ouf ! » à lire la très brève généalogie de la direction de l'UPAC. Et ma confiance a été ébranlée.

    Vous êtes certes au fait que le pouvoir, c'est toute une « bibitte » entre les mains de l'Homme. Gandhi en éprouvait une peur....rouge ou bleue ? Je ne saurais dire.

    Feu monsieur René Lévesque disait que « le pouvoir corrompt ». En respectueux désaccord je suis. Le pouvoir ne corrompt pas. L'Homme corrompt le pouvoir parce que le pouvoir tout comme l'argent sont intrinsèquement propres. Nous, les êtres humains, nous les salissons au gré des humeurs de nos consciences.

    Tout un risque à prendre que celui de la confiance !

    Madame Théroux, à votre prose, je fais confiance.

    Mes respects,
    Gaston Bourdages
    Auteur de : « Consciences...en santé ou malade ? »

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 3 novembre 2017 06 h 22

    Je crois aussi que la population y voit

    de la collusion policiere avec le présent gouvernement ce qui ne surprendrait
    personne.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 3 novembre 2017 09 h 03

    Précision

    Dominique Lafrenière est directrice des enquêtes spéciales… de la SQ (et non de l’UPAC, ce que le texte oublie de préciser).

    À la lecture du texte, on peut dire que la lutte contre les méchants et l’amour de la police, les Lafrenière ont ça dans le sang.

    • Pierre Robineault - Abonné 3 novembre 2017 11 h 53

      Avec clin d'oeil ...
      Un peu plus et vous les traitiez de cons sanguins.