La valeur des bibliothèques

Au Québec, on constate un taux d’analphabétisme inquiétant ainsi qu’un taux d’abandon du niveau secondaire très élevé.

Cela étant dit, c’est décevant d’apprendre que le gouvernement semble avoir négligé de souligner la valeur des bibliothèques scolaires et du rôle de leurs bibliothécaires dans le nouveau plan de réussite scolaire au Québec (« Pénurie de bibliothécaires scolaires », 23 octobre 2017 ; « L’état des bibliothèques scolaires laisse à désirer », 29 octobre 2013).

De nos jours, alors que les enfants sont bombardés par les écrans et le monde numérique, leur enseigner à aimer la lecture et les livres est d’une importance capitale.

Google et d’autres moteurs de recherche sont puissants, mais ils ne peuvent remplacer une bonne éducation sur la façon de naviguer dans le paysage numérique. Nos élèves doivent apprendre comment utiliser cet outil de recherche, comment discerner les bons et les mauvais renseignements et comment le faire de façon efficiente et efficace.

Un bibliothécaire scolaire efficace doit faire partie intégrante de l’apprentissage, car il encouragera l’élève à adopter des méthodes de lecture et de recherche qui lui serviront toute sa vie et favorisera des résultats de test supérieurs et un taux de rétention des élèves amélioré.

Les bibliothécaires sont essentiels pour éveiller chez les jeunes la passion de la lecture et favoriser l’alphabétisme, la maîtrise de l’information et un sens de responsabilité à titre de citoyens du monde numérique. Ils ont une grande incidence sur le progrès et la réussite des élèves.

Les bibliothécaires modernes peuvent s’adapter aux innovations technologiques pour devenir des experts en média et, ainsi, pouvoir guider les élèves dans le cadre de leurs projets de recherche et leur enseigner comment employer Internet comme outil.

Les bibliothécaires ne peuvent être remplacés par des parents-bénévoles ; il est temps que le gouvernement reconnaisse que le rôle que les bibliothécaires jouent dans l’épanouissement des esprits de la future génération est gravement sous-apprécié.

Le ministre de l’Éducation est sur la bonne voie en ce qui concerne son plan d’éducation, mais il doit s’engager par rapport à nos bibliothèques, car la santé intellectuelle et économique de notre communauté en dépend.

Les écoles ont besoin de bibliothèques et les bibliothèques ont besoin de bibliothécaires. C’est aussi simple que ça.