Les conséquences d’un accident sur le chemin Camillien-Houde

On nous apprenait cette semaine qu’un jeune cycliste fut tué lors d’un accident sur le chemin Camillien-Houde, par la faute de conduite d’un automobiliste faisant un virage interdit sur cette route. Les cyclistes en ont profité pour suggérer qu’on interdise cette route, que j’utilise fréquemment, comme si une erreur « grave » de conduite automobile pouvait venir appuyer et justifier leur désir de bannir les autos du mont Royal...

À ce compte-là, devrait-on interdire aux automobilistes la rue Saint-Denis, qui a vu mourir une cycliste lors d’un accident avec une auto ? Devrait-on aussi interdire la rue Rachel et les autres rues où un accident auto-vélo a malheureusement eu lieu ?

Oser poser la question, c’est courir un grand risque d’être accusé de lutter contre les cyclistes, même si je fus un membre de ce groupe jusqu’à 82 ans. Est-ce que nous ne devrions pas interdire la route à tous ces cyclistes qui brûlent les feux rouges, comme j’en fus témoin jeudi soir dernier à l’angle des rues Lajeunesse et Sauriol, alors que nous avons dû freiner brusquement pour éviter de frapper un jeune homme qui avait oublié (?) de regarder s’il avait droit de passage.

Non, la réponse que nous devrions chercher et que cherchent les cyclistes et madame la directrice de Vélo Québec n’est pas dans la fermeture de rue aux automobilistes, et n’est pas dans la fermeture du chemin Camillien-Houde ; elle se trouve plutôt dans le respect des lois et la surveillance des routes par ceux et celles qui sont responsables de cette tâche.

Madame la Directrice, je m’élève donc contre votre suggestion de fermer le chemin Camillien-Houde, même si nous déplorons la mort d’un autre cycliste dans une rue de Montréal.

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6 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 11 octobre 2017 08 h 27

    Confusion

    Le Mont-Royal est un PARC, pas une rue. Voilà toute la différence. Signé par un cycliste, piéton, et automobiliste de 77 ans seulement.

  • Magali Bebronne - Abonnée 11 octobre 2017 10 h 45

    La bonne nouvelle...

    ... c'est que la proposition ne consiste pas en "fermer" le chemin Camillien-Houde, mais bien à lui rendre sa vocation première de chemin d'accès aux attraits de notre grand parc. Ce qu'il faut remettre en question, c'est l'utilisation de cette voie en guise de raccourci, de voie de transit rapide. Les familles et amoureux de la montagne pourront toujours y accéder en auto!

  • Jacques-Olivier Brassard - Abonné 11 octobre 2017 13 h 51

    Détestables enfants gâtés

    Au rythme qu’adoptent les cyclistes pour revendiquer des espaces pour exhiber leurs prouesses, il ne faudra pas nous surprendre qu’ils réclament bientôt l’exclusivité d’une voie réservée sur les autoroutes telles que la 132, la 20, la 40, la 640 etc.

    Déjà qu’ils « chialent » contre les piétons qui osent utiliser leurs pistes cyclables…

    Des êtres totalement dépourvus d’altruisme voire, de conscience sociale… que ces éternels détestables enfants gâtés.

    • Louis Fortin - Abonné 11 octobre 2017 19 h 58

      Au rythme qu'adoptent les automobilismes pour conquérir d'avantages d'espace et défendre ceux qu'ils possèdent, tout cela afin d'exhiber leurs prouesses au voulant de leur bolide, il ne faudra pas se surprendre qu'ils réclâment bientôt l'usage exclusifs des autoroutes, routes déjà bâties et qu'ils réclâme toujours plus d'argent pour entretenir les immensenses infrastructures requises pour leur privilège etc.

      Déjà qu'ils chialent contre les cyclistes qui osent utiliser leurs boulevards... Où s'en va-t-on, je le demande!

      Des êtres totalement dépourvus d'altruisme voir, de conscience sociale... que éternels détestables enfants gâtés.


      Bref, un commentaire haineux de votre part, un simple jugement gratuit dépourvu d'argumentaire et qui tombe dans les mêmes pièges qu'il dénonce.

  • Jacques-Olivier Brassard - Abonné 12 octobre 2017 00 h 00

    Justice

    @ M. Louis Fortin
    Votre empressement à recourir aux « gros mots » à la mode – particulièrement, le mot « haine » – respecte sans conteste le style enfantin des revendications irrationnelles des adeptes du cyclisme de pavoisement.

    Depuis l’avènement des routes pour automobiles, les règlements qui en régissent l’utilisation interdisent qu’on y pratique quelque forme de compétition. Aux yeux de tout observateur objectif, il est évident qu’une majorité de cyclistes qui utilisent les voies publiques y pratiquent la compétition, leur accoutrement et les montures qu’ils utilisent en sont des preuves flagrantes. Ce faisant, ces maniaques de la cardio ostentatoire n’ont cure des contraintes qu’imposent les lois et règlements qu’ils sont tenus de respecter. Par contre, un automobiliste (cette espèce est encore malheureusement trop nombreuse) qui s’adonne à la compétition sur les routes se voit remettre une contravention d’un coût très élevé. Qu’en est-il pour les cyclistes ?

    Combien de cyclistes n’ont aucun éclairage sur leur bicyclette ? Combien d’entre eux sont conscients des risques qu’ils imposent aux automobilistes qui tentent un dépassement de peloton de cyclistes en pleine allure de compétition sur les routes régionales ?

    « Les provinces et les territoires perçoivent 3,5 milliards $ chaque année pour les permis de conduire seulement. »
    Source : http://www.tc.gc.ca/fra/politique/anre-menu-3017.h
    À ces revenus s’ajoutent les frais d’immatriculation, les taxes sur les assurances, sur le carburant, sur les réparations, etc. Ce qui justifie que les usagers de la route sont en droit d’exiger que les règlements qui les régissent s’appliquent avec la même rigueur à tous les utilisateurs des voies qui sont conçues pour les véhicules automobiles.

    « Les provinces et les territoires perçoivent » ???? $ chaque année pour les permis de conduire une bicyclette, d’immatriculation des bicyclettes, de taxes sur les assurances, sur les réparations de bicyclettes, etc.

  • Jacques-Olivier Brassard - Abonné 12 octobre 2017 00 h 00

    Suite

    En toute justice, les coûts des espaces de routes qu’on subtilise sans gêne au détriment des automobilistes pour les réserver aux cyclistes devraient être assumés par les cyclistes.