Dans Louis-Hébert, débâcle indépendantiste

Faut bien constater qu’à l’élection complémentaire du 2 octobre, la belle circonscription de Louis-Hébert, dans notre capitale nationale du Québec, a donné 21 % aux deux partis indépendantistes et 79 % aux trois partis fédéralistes. Une victoire éclatante et majoritaire pour la CAQ-Legault, un léger soufflet au PQ-Lisée, qui montre que la tactique de M. Lisée de retarder le prochain référendum n’est pas une bonne idée, même électorale, pendant que le PLQ-Couillard s’écrase et que Québec solidaire colle encore au fond avec le Parti conservateur. Une victoire et quatre dures défaites.

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2 commentaires
  • Gaetane Derome - Abonnée 6 octobre 2017 01 h 57

    Je ne fais pas la même analyse.

    C'est plutôt une débâcle libérale s'il y en a une car il s'agit d'une partielle et seulement environ 50% des électeurs ont voté(d'habitude plus de 80% votent dans Louis-Hébert).
    Je ne pense pas que le PQ et ni QS avaient énormément d'espoir pour cet circonscription de Québec et ont maintenu leurs pourcentages de votes habituels,il faut noter aussi l'ajout d'autres partis qui peuvent diviser le vote.
    Enfin,on peut dire que la CAQ a vraiment remporter cet élection partiel et que ceci envoie un message au PLQ car il détenait Louis-Hébert depuis au moins 2003.Maintenant a savoir si les gens de Louis-Hébert diraient oui a un référendum sur l'indépendance,ils ont tout de même voté en ce sens a plus de 53% en 1995.Pourtant le PQ avait 39% des votes dans ce temps-la.Donc,il y a sûrement des citoyens qui votent pour d'autres partis,ou un candidat en particulier,mais vont voter pour l'indépendance tout de même.Ce phénomène en 1995 a eu lieu dans d'autres régions aussi et souvent de façon encore plus remarquable.

  • Bernard Dupuis - Abonné 6 octobre 2017 13 h 51

    Pourtant c'est comme "qui perd gagne".

    Malgré la « débâcle », il est curieux de constater que personne n’est contre la langue française ou contre le slogan « maître chez nous » qui sont pourtant des valeurs indépendantistes. C’est comme si les indépendantistes avaient perdu matériellement, mais avaient réussi à faire triompher leurs valeurs. C’est comme le jeu où celui qui perd gagne.

    Pourquoi les partis canadianistes ne prônent-ils pas l’assimilation à la langue anglaise et au pouvoir colonial maintenant symbolisé par Julie Payette? Peut-être seraient-ils alors plus authentiques et plus cohérents avec leur histoire. Ces partis gagnent leurs élections, mais sans renier les valeurs souverainistes. Pour combien de temps pourront-ils jouer ce jeu quelque peu schizophrène?

    Bernard Dupuis, 07/10/2017