Amherst… et les autres

S’il faut supprimer les noms de tous ceux et celles qui ont essayé de se débarrasser des Amérindiens, d’une façon ou d’une autre, par la force, la contamination, le zèle apostolique, le « génocide culturel », la législation, etc., les noms de nombre de colonialistes français et britanniques, et de Canadiens, seraient jetés aux oubliettes. Faut-il rappeler que la population autochtone des Amériques a été radicalement décimée au contact des Européens ?

Si les chefs de nations amérindiennes apprécient le geste symbolique de M. Coderre de « régler le cas du général Amherst », soit, et je m’en réjouis. Mais ce n’est pas en gommant un épisode pénible qu’on change l’histoire et, surtout, qu’on fait face à l’avenir.

J’ai toujours été fier de savoir que j’ai deux ancêtres amérindiens. Lorsque j’ai demandé à mon père pourquoi il n’y en avait que deux, il m’a répondu que c’étaient les seuls à avoir été baptisés. Ça, c’est la réalité, le rejet de l’autre dans ce cas-ci, parce qu’il ne pense pas comme vous.

3 commentaires
  • Jacques Tremblay - Inscrit 16 septembre 2017 05 h 50

    Mettre au même niveau les colonialistes Français, Anglais et Canadiens en ces Terres d'Amérique est tout simplement une insulte à l'Histoire.

    Pendant que les Européens francophones créaient directement des liens commerciaux au cœur même des Nations autochtones en explorant les "nouveaux" territoires et en apprenant leurs truchements, en créant par croisement un nouveau peuple francophile, le peuple Métis, pendant qu'en 1701 les successeurs de Samuel de Champlain amenaient 39 Nations autochtones à signer l'accord de la grande Paix de Montréal, les Anglais imposaient militairement des postes de traite à l'entrée des territoires autochtones et tiraient sur tous ceux qui essayaient de les contourner.

    Les malheureuses alliances stratégiques de certaines Nations autochtones avec le colonisateur anglais devenu Canadien les ont éventuellement amené à partager les couvertures imbibées de petite vérole du général Amherst et les ont finalement confiné dans des réserves où les enfants leurs ont été enlevés pour remplir des pensionnats devenus tristement célèbres pour avoir participé à un véritable génocide culturel voulant délibérément briser les langues et l'Âme autochtone.

    Pour ce qui est des ancêtres perdus de l'auteur de ce texte, faut-il rappeler que les Nations autochtones étaient pour la plupart préhistoriques c'est-à-dire qu'elles ne maîtrisaient pas l'écriture comme le démontrent les dessins représentant les signatures des chefs des 39 Nations ayant négocié et signé le traité de la grande Paix de Montréal. Bien difficile pour eux de tenir des registres civils de naissances. En fait les seuls registres existant à l'époque étaient religieux donc sans aucune obligation civile. Va-t-on maintenant reprocher aux différentes religions de s'occuper surtout de leurs ouailles? Les religions pratiquent-elles un racisme systémique? Je vous laisse conclure.

    Jacques Tremblay
    Sainte-Luce, Qc

  • Cyril Dionne - Abonné 16 septembre 2017 07 h 39

    Ce n’est pas en dégommant quelques statues de racistes notoires que la population autochtone sera mieux demain. Qu’on le veuille ou non, on ne peut pas réécrire l’histoire et il faut mettre tout en contexte. Il y a deux siècles, les génocides étaient monnaie courante dans tous les coins de la planète. Il ne reste plus aucun autochtone dans la plupart des pays d’Amérique du Sud. Maintenant, il y en a quelques puristes qui prient à l’autel de Sainte rectitude politique et voudraient laver plus blanc que blanc en accusant tout le monde de raciste ceux qui ne pensent pas comme eux.

    C’est tout le système de monarchie constitutionnelle qui n’est pas au diapason d’une nation moderne. Le chef du Canada est encore une reine qui vit sur autre contient. La constitution de 1982 nous parvient de l’empire britannique. Nous avons encore un système d’apartheid mieux connu sous le nom de « réserves » et personne ne pense à abroger la Loi sur les Indiens qui infantilisent les autochtones. Après cela, on traite les autres racistes. Pathétique, non?

    Peut-être que si la reine d’Angleterre revient encore faire un p’tit tour au Canada à nos frais, il faudrait que les autochtones arrêtent de se pavoiser devant elle en faisant des petites danses. Je dis cela juste comme ça.

  • Pierre Raymond - Abonné 18 septembre 2017 02 h 32

    Et plus...

    Je dis aux notables d'aujourd'hui, inscrivez dans votre testamen l'interdiction de nommer « quoi que ce soit » en votre nom car le dégommage éventuel n'en vaut vraiment pas la peine.

    Et avant de d'honorer des notables améridiens, faudrait s'informer sérieusement sur les individus en question au cas où !!!