Travailler à coups de poing sur la table?

Dans sa chronique du 13 septembre 2017 parue dans Le Devoir, Madame Francine Pelletier revient sur l’affaire Éric Tétrault. Elle écrit : « Car les critères établis pour le harcèlement psychologique tiennent à une seule chose : à un sentiment de dévalorisation essentiellement, tout ce qu’il y a de plus subjectif. » C’est justement l’argument de prédilection de l’agresseur de banaliser les agressions et d’attribuer à la seule faiblesse de la personne son émotivité par rapport à la situation. Quand une personne est agressée, en effet, tous ne sont pas égaux face à la haine et à l’hostilité. Selon notre histoire personnelle, certains vont tenter de se soumettre, de s’expliquer, d’autres vont agresser l’agresseur, et si aucune des stratégies ne fonctionne, la personne va rester hébétée, comme figée.

Les gestionnaires impulsifs-agressifs dont c’est le mode relationnel sont souvent un peu ou beaucoup manipulateurs et ils vont utiliser tous les moyens pour arriver à leurs fins. Ce sont souvent des personnes qui manquent d’empathie. Et s’ils ne sont pas encadrés, ils vont continuer à faire des dégâts. Il peut être utile de regarder les liens possibles entre le style du gestionnaire, les conflits, le nombre de jours d’absence, de congés de maladie ou de départs dans son service. Doit-on travailler à coups de poing sur la table pour soi-disant montrer ce que l’on a dans le ventre ?

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