Financer davantage les cégeps français

À son prochain congrès, les membres du Parti québécois pourraient s’entendre sur le fait de réduire le financement des cégeps anglais afin qu’il soit dorénavant proportionnel à la communauté historique anglophone plutôt qu’au nombre d’étudiants les fréquentant, ce qui concourrait à restreindre leur accès aux francophones et aux allophones.

C’est une excellente idée. Mais pourquoi ne pas faire l’inverse, à savoir hausser le financement des cégeps français qui accueillent des étudiants anglophones ? Le français d’un étudiant anglophone est boiteux ? Des cours de langue lui seraient gracieusement offerts afin de l’aider dans son parcours. Des étudiants francophones pourraient aussi parrainer des étudiants anglophones désirant parfaire leur français. Bref, des sommes supplémentaires seraient disponibles pour inciter les anglophones à étudier dans les cégeps français.

Les chiffres relatifs à la fréquentation estudiantine dans les cégeps montrent que les francophones et les allophones étudiant dans les cégeps anglais augmentent d’année en année depuis 2013, alors que c’est le contraire pour les anglophones étudiant dans les cégeps français. Dans une société où seul le français est la langue officielle, ces chiffres sont anormaux.