«Welcome to Canada»

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la dernière déclaration du chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, eu égard à l’utilisation des « invités de Justin Trudeau » pour désigner les demandeurs d’asile, monopolise les réactions de l’ensemble des partis politiques de la scène provinciale, en particulier Québec solidaire (QS) et la Coalition avenir Québec (CAQ).

Or, si on regarde froidement l’argumentaire du chef péquiste, force est de constater que les mots qu’il utilise n’ont rien de mesquin et qu’ils dépeignent la situation telle qu’elle est, à savoir qu’ils vont dans la continuité du « Welcome to Canada » de Justin Trudeau. En réalité, le « problème » de Jean-François Lisée réside dans le fait qu’il n’est pas le champion de la langue de bois et qu’il dit souvent tout haut ce que plusieurs pensent tout bas.

Quant à la facture à payer en ce qui concerne les frais reliés aux demandeurs d’asile, il va de soi qu’elle doit être assumée par l’hôte, à savoir le gouvernement canadien. À ce sujet, on ne peut qu’acquiescer à la demande de Jean-François Lisée… C’est une simple question de « gros bon sens ».

Enfin, il m’apparaît évident que la CAQ et QS usent de démagogie dans cette affaire qui, en réalité, a toutes les allures d’une tempête dans un verre d’eau !

4 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 2 septembre 2017 12 h 01

    Utiliser des sophismes démagogiques pour se faire du capital politique

    “To those fleeing persecution, terror & war, Canadians will welcome you, regardless of your faith. Diversity is our strength. Welcome to Canada”
    (Justin Trudeau – 28 janvier 2017)

    L’immigration illégale en masse commence après cette date fatidique. Évidemment, si un chef indépendantiste comme Jean-François Lisée, n’utilise pas les mots doctrinaux puisés à même l’autel de la Sainte rectitude politique, c’est un apostat politique. Ce que QS, le PLQ et la CAQ disent, c’est qu’il faut mieux mentir au lieu de donner l’heure juste aux contribuables. Après cela, on parle de cynisme dans la population.

    Ils sont les invités de Trudeau. Que le ROC paie tout simplement.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 4 septembre 2017 10 h 24

      @ M. Dionne :« Ils sont les invités de Trudeau. Que le ROC paie tout simplement.»

      Ce n'est pas au ROC de payer, mais au gouvernement fédéral d'assumer ses responsabilités.

      En anglais : «Put your money where your mouth is.»
      En français : «Que les bottines s'enlignent sur les babines.»

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 2 septembre 2017 15 h 44

    Un regret

    J'ai découvert cette lettre (qui dit tout en peu de mots) en lisant l'édition papier du Devoir.

    Je regrette que ce petit bijou n'ait pas paru sur la page web principale du quotidien. Pour le trouver sur l'internet, il faut, semble-t-il, recourir à un moteur de recherche. Dommage.

    Je me console à l'idée qu'il s'agit-là d'une récompense pour ceux qui paient pour leur leur copie du Devoir.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 3 septembre 2017 16 h 12

    D'accord avec vous M. Marineau

    Merci de le formuler clairement. Ça fait du bien après l'envolée oratoire abusive de la madame Bazzo vendredi passé au 15-18 de la SRC radio.