Les mononcles et matantes ameutés!

Le problème de ces mononcles et matantes effarouchés de voir que leur monde n’est pas clos, c’est l’ignorance. Celle de l’histoire de leur peuple d’abord, où dès les débuts se sont mêlés surtout culturellement immigrants français et nations autochtones. Puis par l’apport des Anglais, des Écossais, des Allemands et des Irlandais arrivés par vagues successives. Ensuite, des Européens de l’Est, Slaves et Juifs, des Italiens sont venus s’y greffer dès le début du siècle, suivis par des Syriens (de la Grande Syrie de l’Empire ottoman effondré). Ces mélanges de populations se sont poursuivis tout au long du XXe siècle : Grecs, Haïtiens, Vietnamiens, Latino-Américains, Maghrébins et j’en oublie trop d’autres. Nous sommes un peuple métissé dont les racines ont emprunté d’abord aux peuples amérindiens de l’est de l’Amérique une manière de vivre bien décrite dans le film L’empreinte, et auxquelles se sont ajoutés, par strates successives, autant d’apports enrichissants. Alors les mononcles déguisés en louveteaux de foire comme ceux de La Meute sont en décalage avec leur propre ascendance et en perte de repères.

Mais c’est aussi l’ignorance des autres qui tarabuste leur incompréhension. Ils auraient intérêt à fréquenter ceux et celles qu’ils ont peur d’accueillir dans notre maison commune. Un sondage commandé par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a bien montré que c’est l’absence de contacts avec « l’autre » qui alimente des sentiments discriminatoires. C’est vrai pour tous les groupes discriminés, que ce soit pour des raisons ethniques, religieuses et même économiques, cette enquête montrant que ce sont encore les « BS » qui demeurent les principales têtes de Turc.

Alors pour ceux qui se prennent pour des ti-loups sortis d’une meute quelconque, allez à la rencontre des autres, vous vous rendrez vite compte qu’ils peuvent venir embellir notre maison, comme l’ont fait nos ancêtres venus de tous les horizons.

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