La réforme de la Commission d’accès à l’information est nécessaire

L’éditorialiste Brian Myles a raison de non seulement dénoncer les lacunes de la Commission d’accès à l’information (CAI), mais également de déclarer qu’« une réforme s’impose » (Le Devoir, 21 août).

La réforme de la CAI est nécessaire et surtout primordiale dans le cas du système d’instruction publique, où les commissions scolaires travaillent dans le secret total.

Des questions portant sur la démocratie, l’éthique et la responsabilisation sont écartées, car le système permet une fausse interprétation des lois en ce qui concerne la Loi sur l’instruction publique au Québec.

Ceci est la source d’un abus de pouvoir où certains commissaires se conduisent vraiment mal. Les conflits d’intérêts sont nombreux et les budgets des commissions scolaires sont traités comme des comptes bancaires.

Parfois, le droit de parole d’un citoyen est retiré lors des réunions du conseil et, souvent, les contribuables ne reçoivent aucune réponse à leurs questions lors des réunions mensuelles des commissaires.

Si les citoyens n’aiment pas les réponses reçues, on les encourage à s’adresser à la CAI, car les commissions scolaires savent pertinemment que ça prend des années pour régler toute question.

On se doit de mettre fin à la culture « d’un droit acquis » qui existe au sein des commissions scolaires, car elle représente une menace à la démocratie.

Le fond du problème, à mon avis, c’est que le gouvernement accorde trop de pouvoir discrétionnaire en refusant les demandes d’accès du grand public. Le grand public a besoin d’une CAI plus habile.

Le gouvernement, de son côté, doit faire preuve de leadership et de courage pour montrer qu’il est sérieux — le plus tôt sera le mieux.