Les lunettes roses de Stéphane Dion

Malgré le piètre dossier de l’Arabie saoudite en matière de droits de la personne, le ministre des Affaires étrangères ajuste ses lunettes roses pour approuver la vente de véhicules blindés à ce pays (Le Devoir, 12 mai 2017). Après avoir retiré ses troupes d’une autre zone de guerre, comment le gouvernement peut-il retourner sa veste et vendre à une autre des véhicules meurtriers conçus pour accomplir de sales besognes ? Le ramassis d’excuses que nous sert le ministre ne convainc personne, surtout celle qui sert à nous émouvoir, soit la menace d’une perte d’emplois en Ontario. Cette province n’aurait-elle aucune compétence pour créer d’autres emplois ? Comme le dirait de là-haut le sieur Jean Lapierre, c’est blanc bonnet, bonnet blanc.