Montréal, la Monaco des pauvres

Voilà qu’après les éternels travaux de réfection des rues de Montréal, qui occasionnent des congestions monstres, des détours sans fin, des difficultés de stationnement, des pertes de temps inouïes, voilà qu’après les marathons et les tours cyclistes de tous acabits qui paralysent la libre circulation des citoyens, des touristes, des compagnies de transport, des personnes à mobilité réduite dont je fais partie, on ajoute 12 jours de préparation et de perturbations d’un concert infernal de machinerie, d’installation de barrières de sécurité, avec la tenue, pour au moins trois ans, en plein centre-ville, de la Formule E.

On ne saurait être contre la vertu. Il est louable qu’on fasse la promotion des voitures électriques.

J’imagine également que cet événement apportera une visibilité à Montréal et des retombées économiques dont elle a bien besoin. Mais est-ce toujours aux irréductibles Montréalais d’assumer la note ? Hélas ! Montréal n’est pas Monaco. Le boulevard René-Lévesque, dont on parfait le revêtement pour la Formule E, n’est pas Monte-Carlo.

Serait-il farfelu de suggérer que l’an prochain, au lieu de paralyser le centre-ville, on utilise le circuit Gilles-Villeneuve pour l’événement ? À tout le moins qu’on pense à un circuit dans une périphérie montréalaise moins névralgique ?

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