L’attitude de la majorité «de souche»

Le texte de Mathieu Roy (« Pas de congé férié pour les démagogues », Le Devoir, 28 juin 2017, page A7) illustre précisément le problème. Il nous annonce qu’on « devrait continuer de faire une place aussi généreuse à la diversité » comme si celle-ci n’était pas naturellement une des caractéristiques de la société québécoise. De plus, il nous dit qu’il y en a même eu amplement cette année. Cette attitude, c’est-à-dire que c’est à la majorité « de souche » à décider la quantité et rôle des diverses communautés dans le défilé, voire dans la société québécoise, est précisément ce qui était représenté par ces jeunes qui poussaient les chars.

La solution à tout ce malaise en passant ne peut pas être plus simple : inclure des représentants des diverses communautés dans l’organisation. C’est-à-dire, démontrer une vraie volonté de représenter le Québec d’aujourd’hui, pas voir l’inclusion comme une allocation à gérer.

4 commentaires
  • Jacques Tremblay - Inscrit 29 juin 2017 02 h 53

    Je suppose que les organisateurs bénévoles ont refusé la généreuse implication de cette personne pour l'organisation de ce défilé! Est-ce ce qu'il faut comprendre de sa généreuse intervention d'un paragraphe et demi dans ce débat? Par contre ce que définitivement je ne comprends pas c'est pourquoi Le Devoir continue à jouer à gratte bobo avec ce sujet puisque tout a été dit sur une forme ou sur une autre. Finalement nous savons tous que pour les membres du camp fédéraliste du mépris national les bénévoles nationalistes qui croient à l'émancipation de français en ces Terres d'Amérique sont et seront pour toujours des racistes qui s'ignorent et les participants volontaires tous des imbéciles! Que pouvons-nous faire contre ces fédéralistes de mauvaise foi qui s'inquiètent que le nationalisme Québécois devienne trop inclusif? L'identité canadienne est-elle si faible en cette veille du 150 ième anniversaire d'une constitution que nous n'avons pas signé, pas plus que d'ailleurs que les amérindiens pour que les fédéralistes s'en prennent finalement aussi lâchement à des jeunes Québécois de toutes origines qui ont généreusement et librement participé autant sur l'animation des chars allégoriques qu'en les poussant sur le terrain?

    Jacques Tremblay
    Sainte-Luce, Qc

  • Sylvain Auclair - Abonné 29 juin 2017 07 h 32

    Des représentants?

    Va-t-on devoir tenir des élections chez les Haïtiens pour qu'ils puissent élire leurs représentants? Et les enfants de couples mixtes, vont-ils pouvoir voter pour des représentants de deux communautés?

  • Christian Gagnon - Inscrit 29 juin 2017 16 h 44

    En conclusion

    Personnellement, de ce cortège bigarré et très multiethnique, je retiens surtout qu’il était à l’image de ce passage du discours prononcé quelques heures plus tôt par Maxime Laporte, président du Comité de la Fête nationale à Montréal et Laval ayant organisé le défilé: « En cette fête nationale, vivons pleinement le rêve québécois dans tous ses tissages, dans tous ses métissages. Peu importe d’où on vient, ce qui compte, c’est où on s’en va tous ensemble. »

  • André Potvin - Abonné 29 juin 2017 17 h 08

    C'est de l'acharnement

    J'endosse le commentaire de Monsieur Tremblay. J'ajouterais qu'on peut en dire autant des trois chroniques publiées récemment par Le Devoir, en l'espace d'une semaine, au sujet du rejet d'une proposition concernant la fixation de quotas de jeunes au sein des instances du PQ. Cela m'est apparu une réaction disproportionnée compte tenu que les 19 autres propositions ont été approuvés par les délégués du parti sans que les trois commentateurs n'y portent un intérêt quelconque dans leurs chroniques respectives.