Retour à la normale pour les policiers?

Un moyen de pression syndical vise normalement deux objectifs : faire pression efficacement sur la direction et aller chercher l’adhésion du public à la cause des personnes en grève. Dans le cas des policiers de Montréal, aucun de ces objectifs n’a été atteint après trois ans. Ces pantalons de clown n’ont impressionné ni les autorités montréalaises ni le gouvernement, qui s’apprêtait à édicter une loi spéciale, une autre — pourrait-on voir ici la cause du début d’une certaine sagesse ? Pendant les trois dernières années, l’exécutif syndical du SPVM a fait preuve d’un grand manque d’imagination en plus de provoquer dans la population au moins indifférence et parfois dépréciation du rôle des policiers. Ce qui est regrettable. On dit ce retour à l’uniforme temporaire. Revenir aux pantalons de clown constituerait un manque flagrant de respect de la population.