Appuyer les médias? Oui, et voici pourquoi.

Voici quelques raisons pour lesquelles le gouvernement fédéral devrait établir un fonds de 350  millions de dollars pour appuyer le journalisme au Canada (Le Devoir, « Des médias réclament un fonds de 350 millions », le 17 juin 2017).

Les quotidiens, publications et autres types de médias imprimés s’utilisent facilement et se trouvent partout. L’information qu’ils communiquent s’adresse à des lecteurs de tous âges. Aucune pile ni accès wi-fi n’est nécessaire.

L’information provient de sources fiables. Les journalistes se spécialisent souvent dans un champ d’expertise particulier, notamment les affaires, l’éducation, la santé, les affaires gouvernementales et ainsi de suite. De nombreux organismes comptent sur eux pour faire leur promotion, publier leurs annonces ou influer sur un comportement.

La plupart des leaders communautaires, des dirigeants d’entreprises et des décideurs considèrent les quotidiens comme la source d’information la plus crédible qui soit parce qu’ils savent que les rédacteurs ont des mesures de vérification et de protection par rapport à de nouvelles histoires, ce que les blogueurs n’ont pas.

Considérons par exemple les journalistes qui travaillent sur l’Assemblée nationale, les hôtels de ville ou les commissions scolaires locales au Québec. Leur fonction consiste à servir de quatrième pouvoir du gouvernement après les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Ils tiennent les fonctionnaires responsables et informent les citoyens de questions importantes. Google et Facebook ne peuvent pas vraiment exprimer la perspective des Québécois sur diverses questions. D’ailleurs, la confirmation des faits et la précision ne sont pas leurs plus grandes forces. Le gouvernement Trudeau devrait acquiescer à la demande des éditeurs de médias imprimés et numériques parce que c’est vraiment « essentiel à notre démocratie ».

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