Libérez Raïf Badawi

Le député de Louis-Hébert à la Chambre des communes, M. Joël Lightbound, déclarait récemment aux médias que la libération de Raïf Badawi était toujours un objectif du gouvernement et qu’on y travaillait constamment. On voudrait bien le croire, mais comment ne pas être sceptique ? Si effectivement des négociations secrètes, sérieuses et fructueuses étaient en cours, il va de soi que la famille de M. Badawi en recevrait un compte rendu régulier (avec, bien sûr, l’exigence de la plus stricte confidentialité). Or la sortie émouvante que viennent de faire les trois enfants de M. Badawi sous l’égide d’Amnistie internationale nous indique plutôt que la famille n’est au courant de rien… probablement parce que le gouvernement n’a rien à dire.

Le Canada s’est toujours montré très amical envers l’Arabie saoudite, au point même de se déshonorer en lui vendant des armes. Il serait peut-être juste que notre premier ministre utilise pour une fois à bon escient ce capital de sympathie si chèrement payé : Monsieur Trudeau, s’il vous plaît, demandez personnellement au roi Salman de gracier Raïf Badawi !

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

3 commentaires
  • Pierre Raymond - Abonné 5 juin 2017 16 h 02

    Lion édenté !

    Si les travailleurs québécois appelés à oeuvrer à l'étranger prenaient conscience de la faiblesse du Gouvernement, ils réfléchiraient avant de signer leur contrat de travail.

    L'affaire Badawi n'est que la dernière d'une suite d'évènements où les victimes ont pris conscience que le Gouvernement canadien n'est qu'un lion édenté.

  • Brigitte Garneau - Abonnée 5 juin 2017 20 h 40

    La vérité, quoiqu'évidente, demeure invisible ...

    Aux yeux de ce gouvernement, subjugué par l'ÉCONOMIE, la VIE importe peu. Ce qui explique cet AVEUGLEMENT tout à fait volontaire. C'est là tout le paradoxe de l'Arabie Saoudite! Morale de cette histoire: l'argent sera toujours à l'avant-plan. Désolée, aujourd'hui: il n'y a que l'économie, la vie d'un homme respectueux et responsable que réclament, on ne peut plus clairement ,ses trois enfants ,semble être un détail secondaire...