Chaque année, au printemps…

Chaque printemps je repars en croisade, mes lettres sont publiées dans les journaux, certaines administrations me répondent et réaffirment leur résolution de remédier au problème, et le printemps suivant, je suis obligé de constater qu’absolument rien n’a changé.

Des centaines de poubelles autour du Stade olympique, deux contenants de recyclage totalement anonymes — gris sur gris devant le Biodôme et le Planétarium — et vides en permanence, quand toutes les poubelles alentour débordent de matières recyclables.

Les grands événements organisés sur l’esplanade Sun life, ceux qui sont proposés par la RIO dans le stade ou la piscine olympiques, les matchs de soccer du stade Saputo, les milliers d’élèves qui viennent au Biodôme, au Planétarium, au Stade olympique, au stade Claude Robillard sans parler du cinéma StarCité, les touristes et visiteurs du Québec, du Canada et du monde entier qui se promènent en masse dans ces espaces malencontreusement surnommés « pour la vie », qu’ont-ils à jeter ? Des bouteilles de plastique et des canettes, des prospectus et des journaux gratuits. C’est à peu près tout.

Vont-ils chercher s’il y aurait quelque part, par hasard et par miracle, un bac de recyclage ? Non. Bien sûr que non. La première poubelle fera l’affaire.

Voyez ces images, consternantes de négligence, scandales à ciel ouvert, honte de monsieur Coderre qui fête fièrement le 375e anniversaire de sa ville et de tous ses maires et conseillers d’arrondissement. Les citoyens doivent faire de gros efforts pour trier et recycler chez eux le plus de denrées possibles, mais la Ville, elle, au travers tous ses espaces publics, et particulièrement de ceux situés à l’est du territoire — mais pas seulement —, brille par sa négligence à ce sujet et reçoit, saison après saison, le pire prix citron du gaspillage de matières recyclables.

Terminons avec les innombrables tonneaux de plastique bleus qui ont été disséminés depuis l’année dernière dans tous les coins du parc Maisonneuve. Outre leur qualité esthétique plus que douteuse (mais l’esthétique, hors des quartiers des affaires et des spectacles, c’est de la confiture pour les cochons…), ils sont perçus, tant ils sont mal identifiés, non pas comme des bacs de recyclage, mais comme de vulgaires poubelles à ciel ouvert et on y trouve de tout.

Recycler implique de trier, mais comment trier adéquatement lorsqu’on n’a pas le choix des contenants ? À chaque poubelle municipale devrait s’adjoindre un bac de recyclage, c’est aussi simple que cela. C’est le seul moyen de trier et d’obtenir que les gens trient. Mais il semble que la Ville de Montréal et ses arrondissements, à quelques exceptions près (voyez les équipements du parc La Fontaine), soient encore à mille lieues d’avoir compris cela…

À quand une grande campagne médiatique pour dénoncer l’incurie des trois ordres de gouvernement sur le sujet ?

2 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 3 juin 2017 01 h 50

    Monsieur le Maire: la nature comporte les vraies affaires aussi!

    Je suis d'accord avec vous, Madame Lavalou. Pire encore, la Ville de Montréal n'a pas vraiment du recyclage pour les bouteilles et les contenus en verres, alors tout se jette ensemble, ce qui détruit la plupart du matérielle à recycler.

    • Joël da Silva - Abonné 3 juin 2017 10 h 44

      Denis Lavalou n'est pas une madame.