Une semaine d’attaques concertées

Si Québec solidaire a son « Politburo » eh bien, le Parti québécois a un émule de Staline.

Qu’est-ce que Jean-François Lisée espère donc ? Mettre fin à la division des forces souverainistes ? On peut le croire. Il veut que la population croie que seuls le PQ et Jean-François Lisée bien sûr, incarnent réellement les valeurs d’unité nationale. Jean-François Lisée, défenseur de la langue, des vraies valeurs québécoises, celles qui feront que nous survivrons comme peuple ! La tolérance suspecte de QS envers les immigrants et ces femmes musulmanes mise en relief dans les journaux. Le « Politburo » de QS qui déchire son pacte pour une réforme électorale. Une signature, selon Jean-Pierre Charbonneau, qui équivaudrait à un pacte électoral. QS qui renie l’entente du « OUI Québec ». Bref, toute une semaine d’attaques concertées. Certains diront que le PQ veut assassiner QS, un parti composé surtout de Montréalais trop souvent suspects. Je suis une militante convaincue, en faveur d’une réforme électorale. Et quand j’assiste à ce genre de manoeuvre politique, je me dis qu’il est temps que le Québec s’engage dans un réel renouvellement de sa démocratie par l’apport d’un système électoral proportionnel. Un nouvel équilibre dans les jeux de pouvoir où les idées de tous les partis, surtout les plus petits, pourront vivre et influencer l’Assemblée nationale. Ainsi, chaque électeur pourra voir ses opinions respectées et avoir droit de cité. Ainsi, on pourra se débarrasser de ces comportements autoritaires qui appauvrissent notre vie démocratique. Parce que trop souvent, certains, tout comme Staline, savent pour nous ce qu’est la démocratie, quitte à nous l’imposer.

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15 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 1 juin 2017 01 h 06

    On a raté une belle occasion historique pour nous donner un système électoral proportionnel!

    Par contre, il ne faut pas oublier que la Gauche mondiale, bien-pensante, à nier les atrocités commissent par Stalin parce qu'il ne voulait pas nuire à l'idéal du communisme universel.
    On rejetant la convergence, On a raté une belle occasion historique pour nous donner un système électoral proportionnel, comme tous les pays civilisés de l'OCDE, qui aurait garanti que chaque vote compte et que nos élus puissent se concentré sur la gouvernance en coalition, au lieu de la partisanerie.

    • Gilbert Turp - Abonné 1 juin 2017 08 h 26

      Exactement. La contradiction est totale.
      Pas de convergence, pas de vote proportionnel. Pas non plus de possibilité de participer au pouvoir pour QS.
      Ce refus est, à mon avis, une erreur historique majeure, absolument incompréhensible et insensée.
      J'ai déjà voté QS (je me situe exactement entre QS et le PQ sur le plan politique et chaque élection me posait le problème, j'aurais voulu voter pour les 2) mais là, QS m'a perdu pour de bon, je crois bien.

    • Benoit Toupin - Abonné 1 juin 2017 09 h 35

      Mme Bouliane, à ce que je sache, le seul parti qui s'oppose à la réforme électorale est le PLQ et vous n'en dites pas un seul mot... Je dois en conclure que votre propos visait une autre cible...

      Je vous suggère de cesser de faire ce que vous deplorez; dénigrer tendancieusement. Le PQ est un parti aux grandes réalisations structurantes socialement; je peux vous donner la liste impressionnante.

      Durant les pourparlers récents, le PQ avait mandaté Mme Hivon pour parler convergence; je vous invite à la suivre en exemple dans la façon de discuter dignement.

      Derrière toutes les critiques que l'on peut adresser à chacun des partis, il y a le dévouement des membres et des élus qui mériterait de cesser les excès de langage.

    • Claude Bariteau - Abonné 1 juin 2017 09 h 54

      Madame Alexan, un « réel renouvellement de la démocratie » passe, selon vous par la convergence entre PQ et QS, à laquelle fait indirectement écho madame Boulianne.

      Pour renouveler la démocratie, à mes yeux, l'implantation d'une proportionnelle proche du modèle intégral, ne suffit pas même si elle assure une meilleure représentation des appuis aux paris actifs.

      Il faut aussi revoir a) l'organisation des pouvoirs, notamment les rapports entre les élus de l'Assemblée nationale et l'exécutif en contraignant les membres de ce somité à rendre des comptes et b) le statut du lieutenant-gouverneur en nommant un président par les membres de l'Assemblée législative.

      Cela dit, pour une entrée en scène d'un tel renouvellement, trois approches sont envisageables :

      1) une convergence entre la CAQ, le PQ et QS qui s'entendent de l'activer s'ils forment un gouvernement;

      2) une convergence entre deux d'entre eux, dépendamment du résultat des élections;

      3) une plate-forme électorale d'un parti susceptible d'avoir le plus d'élus ou une majorité de députés sans un appui électoral majoritaire, dans laquelle il s'engage a) qu'il n'y aura pas de loi de l'Assemblée législative sans vérifier que les élus qui la soutiennent représentent ensemble une majorité des électeurs et des électrices et b) qu'il créerait sur cette base une commission spéciale pour refonder le régime politique québécois.

  • Jacques-André Lambert - Abonné 1 juin 2017 04 h 41

    Su l'mont Athos

    L’unité des Québécois le moindrement progressistes, pour moi, vise un seul objectif à court terme, c’est de libérer le Québec du PLQ. C’est bien court mais combien rude le parcours.

    Pierre Bourgault a regretté d’avoir sabordé le RIN au profit du PQ. Pas à cause du PQ mais à cause de la bourgeoisie traditionnelle « union-nationaliste » qui l’avait investi.

    Entre cette bourgeoisie d’affaires et les théoriciens universitaires, est-il possible de réserver un petit banc pour le peuple? Le banc du quêteux peut-être?

    Pas avare pour deux sous et reconnaissant du confort qu’on lui offre. Premier levé pour participer aux corvées.

    Si QS souhaite modifier la représentation démocratique, qu’il négocie une alliance avec un parti nationaliste sensible aux préoccupations communautaires et susceptible de prendre le pouvoir.

    Mais comme le communautarisme, et les diktats du religieux, constitue l’article UN de QS, les divinités sémites, Dieu, Allah et Yahvé, demeurent l’opium des purs.

    Sur l'mont Athos y a une punaise noire
    Sur l'mont Athos sur une chaise quoi
    Mais comment voulez-vous parler, chanter ou rire
    C'que vous voudrez
    Mais comment voulez-vous c'que vous voudrez
    Quand la vie s'en est allée sans vous en parler
    Sur l'mont Athos y a une punaise noire
    Sur l'mont Athos sur une chaise quoi
    Mais comment voulez-vous parler, chanter ou rire
    C'que vous voudrez
    Mais comment voulez-vous c'que vous voudrez
    Quand la vie s'en est allée sans vous en parler

    (Robert Charlebois)

  • Jean-Charles Morin - Abonné 1 juin 2017 06 h 27

    Mauvaise cible et argumentation confuse.

    "Certains diront que le PQ veut assassiner QS, un parti composé surtout de Montréalais trop souvent suspects."

    QS vient de rouler le PQ dans la farine lors de son dernier congrès tout en profitant de ses largesses lors de la dernière élection partielle, de plus il a renié la signature de son représentant à OUI-Québec sur le processus d'accession à l'indépendance. Et il voudrait que tout le monde se laisse faire sans rien dire? C'est vouloir le beurre et l'argent du beurre en même temps!

    Quant au système électoral proportionnel, c'est au gouvernement qu'il faut s'adresser et non au PQ qui, je le rappelle, est dans l'opposition tout comme QS. Dans ce dernier dossier on ne peut pas dire que QS, par son comportement des derniers jours, a fait du PQ un allié inconditionnel.

    Québec Solidaire doit assumer tous ses gestes, ce que manifestement il n'a pas encore appris à faire. Mais quel jeu joue-t-il donc? De toute évidence celui du PLQ.

    • Pierre Raymond - Abonné 1 juin 2017 09 h 57

      Il serait temps et intéressant d'entendre les explications de M. Andrés Fontecilla...

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 1 juin 2017 07 h 29

    Attaques concertées?

    Il faut vraiment afficher une certaine distance de la réalité (à défaut de le dire autrement) pour affirmer que toutes les réactions face aux événements du congrès de QS auraient été concertées.

    Ça ressemble à une obsession, un complot du Mauvais contre le Bon. Comme si QS menait une croisade juste et salutaire contre une force obscure et que le vilain PQ se mettait en travers de son chemin vers la VÉRITÉ UNIQUE et INFAILLIBLE.

    Passons.

  • Jacques Lamarche - Inscrit 1 juin 2017 07 h 37

    Mépris et intolérance! Vous donnez raison à Lisée!!

    Vous comprenez, madame, que les sentiments qui vous animent empêchent le dialogue et le nécessaire rapprochement! Notre démocratie, elle est bien vivante, donne lieu, encore ce matin, à des emportements désolants! Votre texte, au lieu de calmer le jeu, mettra à tous le feu!

    La guerre, même celle des mots, ne fait jamais de gagnants. Pauvre Staline, qui sert d'arguments aux deux camps, aura été le plus grand perdant!