Un «Devoir» nécessaire

Il n’y a pas beaucoup de journaux ici qui valent la peine d’être lus. Dit autrement, des quotidiens qui se consacrent encore à une information digne de ce nom, dans la jungle affairiste de la société du spectacle et sous la pression du monde mondialisé du roi marchand, il y en a très, très peu. Un en fait. Le Devoir, c’est le fort qui tient encore debout. Si nous le perdons, ce sera pour des raisons d’inconscience collective et d’aliénation à ce sensationnalisme et ce consumérisme obligatoires. Ce sera une lanterne de moins pour éclairer ceux et celles qui veulent encore l’être.

3 commentaires
  • François Beaulé - Abonné 18 mai 2017 07 h 44

    Incurie politique

    Les problèmes financiers des entreprises de presse sont causés par l'incurie politique.

    Les revenus publicitaires sont accaparés par Google et Facebook. Le gouvernement fédéral devrait intervenir pour saisir une partie de ces gigantesques revenus et les distribuer aux entreprises de presse qui respectent des critères d'objectivité et de rigueur journalistique. La gestion de cette redistribution serait confiée à un conseil indépendant, semblable au Conseil des Arts.

    • Pierre Raymond - Abonné 18 mai 2017 11 h 52

      La solution est là mais on vit dans un pays qui donne ses richesses naturelles en échange de 200 jobs avec en prime, la décontamination et/ou la remise en état du site exploité au frais des citoyens.

      Vous avez raison mais quand je vois une compagnie comme Über débarquer à Montréal et, sans autorisation, changer les règles du jeu de l'industrie ndu taxi avec la bénédiction de nos dirigeants...

  • Michel Blondin - Abonné 18 mai 2017 11 h 18

    Un incontournable

    Deux phénomènes se conjuguent pour ce journal. L’insatisfaction de la direction prise par la direction qui danse avec une sorte de multiculturalisme et fédéralisme décentré et celui de la baisse de revenu du lectorat papier associé à la concurrence publicitaire des Macdonald de l’information.

    Le recul du choix politique directionnel relié à l’Indépendance, sans être un journal de combat, doit rigoureusement faire les analyses qui découlent du cul de sac constitutionnel. Il doit dénoncer les errements et redresser les illusions et les attaques sur la langue et les droits québécois avant tout. Il ne peut devenir un adepte du fédéralisme discret, asymétrique ou de collaboration.

    Le pacte est à sa défaveur depuis ce vandalisme légal de l’Acte de Québec.

    Il doit se consacrer qu’aux droits du Québec de toutes les façons. Il doit le devoir de rigueur au peuple québécois.

    Les récents départs ont affaibli son leadership vacillant. Le manque de rigueur de certains journalistes qui font la nouvelle rebute, mais il est compensé par d’autres.

    Quant aux revenus, si le gouvernement du Québec par son leadership culturel n’y fait rien (ou un mécène), ils tomberont comme le reste. C’est une vérité de La Palice.

    Mais, Le Devoir, comme point de réflexion et de référence, demeure un incontournable.