Pour en finir avec l’outrage de 1982

Le Québec ne fait pas officiellement partie du Canada depuis 1982, n’ayant jamais approuvé le rapatriement de la Constitution. Pour en finir avec la question du Québec et avec cet outrage décrié par une vingtaine de personnalités (Le Devoir, 20 avril 2017), nous souhaitons qu’un parti politique puisse prendre le leadership et proposer un référendum avec deux questions :

1. Approuvez-vous l’accord du lac Meech, tel que négocié de bonne foi par le Québec en 1987 ?

2. Approuvez-vous l’indépendance du Québec dans un an si l’accord du lac Meech n’est pas approuvé par le gouvernement du Canada ou par une des neuf autres provinces d’ici un an ?

Ainsi, nous mettrons un point final sur notre statut et verrons si le Canada veut un Québec fort à l’intérieur du Canada. Un refus sera alors la preuve que le Canada et/ou les provinces veulent maintenir le Québec sans moyens et dépendant à l’intérieur du Canada. Nous aurons alors toutes les raisons de nous prendre en main et de devenir un pays. Avec les compétences que nous avons et le bassin de bons entrepreneurs que nous comptons, le Québec pourrait ainsi devenir soit une province, soit un pays riche et prospère.

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6 commentaires
  • Sylvio Le Blanc - Abonné 3 mai 2017 07 h 46

    Proposition sensée

    Belle contribution.

  • Michel Blondin - Abonné 3 mai 2017 08 h 39

    Couillard et la bombe atomique.

    Idéalement, Bourassa aurait été en mesure de faire ce pas. Mais le-Bozo-sans-culotte a triché.
    Couillard, à son corps défendant, donnait l'impression d'une certaine sincérité constitutionnelle avant d'être élu. Il est devenu la bombe atomique déréglée.

    Sans doute, le PLQ et ses faiseurs de roi ne miseraient pas sur un demi cheval , que le prochain chef du PLQ en fera encore une ouverture pour faire croire qu'il est sincère.
    C'est malheureux, parce qu'il serait, tout libéral, le mieux placé pour faire un consensus large sur la question telle que posée.

    Le PQ est considéré comme un parti extrémiste de gouverne qui ne prend aucun moyen pour ses fins alors que le PLQ est un parti de gouverne extrême qui prend tous les moyens pour y arriver.

  • Michel Lebel - Abonné 3 mai 2017 09 h 59

    Vraiment!

    J'en apprends une bonne ce matin: depuis 82, le Québec ne fait pas officiellement partie du Canada. Vraiment! Mais j'ai toujours un passeport canadien, une monnaie canadienne, un bureau de poste canadien et j'ai même un fort incompétent ministre canadien de la Défense, sans oublier l'inénarrable Justin Trudeau. Oui! Je suis toujours Canadien, même si le club canadien n'est plus dans la course pour la''Stanley Cup''!


    M.L.

    • Michel Blondin - Abonné 3 mai 2017 17 h 33

      Au sens figuré, il a raison. Et, tout le monde sait que nous y sommes forcée à cette constitution. On s'en souvient des mesures de guerres.

      La loi est une autorité qui par le pouvoir du jugement, comme vous le savez, agit et se fait obéir, par la force si nécessaire. Cà, on ne l'oublie pas!

      L'avis pipé relatif au renvoi sur la constitution du 28 septembre 1981 est, un honte et celà ne fait que conforter l'impression que la constitution du Canada est fondée, plus sur la corruption et les scandales que sur le droit.

      Un jour, et il viendra, soyez-en certain, le Québec sera un pays. Alors vous aurez le choix entre un passeport au Canada ou les deux; ceux du Québec et du Canada dans le Québec.

      Je suis sûr que vous choisirez le deuxième et le club canadien.

  • Bernard Dupuis - Abonné 4 mai 2017 11 h 02

    La distinction entre le fait et le droit

    Cher M. Michel Lebel,

    La situation des Québécois est l’inverse de celle des Afro-américains. Ces derniers sont dans les faits toujours traités en inférieurs, discriminés et violentés. Toutefois, depuis le président Lincoln, la constitution américaine leur reconnaît, comme dans un contrat, les mêmes droits que ceux qui sont accordés à tous les citoyens américains blancs. On voit clairement la différence entre « le fait » et « le droit ».

    Ici au Québec et au Canada, c’est beaucoup plus embrouillé. En effet, les Québécois comme M. Lebel ont toujours en fait un passeport canadien, utilisent toujours une monnaie canadienne, un bureau de poste canadien, sans oublier l'inénarrable Justin Trudeau. Toutefois, sur le plan du droit quel est le statut de M. Lebel? Les représentants de sa nation n’ont pas signé, comme pour un contrat, la constitution rapatriée de Londres parce que celle-ci diminue les « droits » de cette nation sans le consentement de ses représentants. C’est exactement la même situation pour les peuples autochtones.

    Comment avoir les mêmes droits que les autres Canadiens dans les faits tout en étant pas reconnus dans la constitution? Cela exprime comment ce Pays est un non-sens et comment maintenir indéfiniment cette confusion entre le fait et le droit contribue au l’invisibilité du Québec et des Autochtones en tant que nations.

    Bernard Dupuis, 04/05/2017.

  • Michel Lebel - Abonné 4 mai 2017 15 h 05

    L'état des choses!


    ''Mon statut'' est d'être citoyen canadien et ça me suffit! Pour le ''reste'', ça relève de la politique et son appréciation personnelle. Quant à moi, je ne carbure pas à l'outrage, because rapatriement de 82.
    Il faut bien en revenir un jour de cette histoire, tout en sachant que la Charte canadienne des droits et libertés me protège davantage comme personne. Un gros plus!
    Quant à la nation québécoise, pas besoin d'un reconnaissance officielle pour savoir qu'elle est. Je ne carbure donc pas au ressentiment et à l'infantilisme politique. Le Québec est, comme le Canada est.

    Michel Lebel