Pensons aux aînés

J’ai lu avec intérêt l’article publié dans votre édition du lundi 27 février intitulé : « Sécurité routière : quatre principes à intégrer au nouveau Code ».

Je n’ai pas fait d’analyse de contenu systématique, mais il me semble que la problématique cyclistes vs camions ou cyclistes vs voitures est beaucoup plus mentionnée par les médias que la problématique piétons vs voitures, mais aussi piétons vs cyclistes.

Je suis une aînée, mais en forme et agile. Tous les aînés ne le sont pas. L’hiver est un moment plus particulièrement difficile pour les aînés qui ne conduisent pas et qui veulent se déplacer à l’extérieur : risque de chute sur les trottoirs givrés, obligation d’enjamber un banc de neige pour prendre l’autobus… Très ironique de voir, comme je l’ai vu la semaine dernière, une piste cyclable accessible aux cyclistes, alors que les piétons et usagers du transport en commun devaient enjamber des bancs de neige. Évidemment, ce qui précède concerne plutôt Montréal et les villes où il y a du transport en commun. Dans les milieux ruraux, il est urgent qu’il y ait des services du style taxi-bus si on ne veut pas que les aînés deviennent un fardeau pour la société, car confinés dans leur maison ou appartement, sans interaction sociale, donc déprimés et dépérissant physiquement.

Ci-dessous quelques suggestions personnelles pour le futur Code de la sécurité routière. En milieu urbain : fixer des normes pour le temps des numérateurs pour traverser les rues ; aménager des endroits où un piéton peut arrêter en traversant une artère très large ; ne pas exiger que les piétons doivent marcher de très longues distances entre les feux de circulation ou entre les feux piétonniers ; ne pas permettre aux cyclistes de circuler sur les trottoirs ou à contre-courant dans les rues à sens unique ; les obliger à respecter les feux rouges.

En milieu rural : comme déjà mentionné, il y a un énorme besoin de transport, pour les aînés, et sûrement pour des personnes de tout âge qui n’ont pas de voiture. D’où l’importance partout au Québec d’élargir l’offre de transport.

Mon mari et moi avons un chalet dans les Laurentides. J’adore conduire sur ces petites routes. Ça m’a peinée il y a environ quatre ans de voir une femme d’un certain âge qui faisait du pouce. Je lui ai donné un lift. Comme une des sociétés les plus riches au monde, ne devrions-nous pas offrir plus, en matière de transport, aux personnes démunies, à Montréal et partout au Québec ?