Du contenu culturel de plus en plus anglo chez notre assimilateur national

Le 31 décembre, à l’émission en Direct de l’univers, on a présenté un melting pot franglais de chansons. Le thème de la soirée de cette émission canadienne ? Montréal ou Québec ? mais non ! New York, et pour rester dans l’atmosphère américaine, on a déniché une brochette de personnalités qui avait en commun des souvenirs d’enfance de mélodies américaines et ainsi on nous fait avaler 40 % de chansons anglophones et, pour enfoncer le clou de ce festival américain, on nous a présenté des jeunes qui étaient nés le 11 septembre 2001, qui est en effet un événement marquant de notre culture québécoise ! Ainsi donc, le message était clair : les Québécois sont des joyeux Américains bilingues rêvant de passer les fêtes dans leur capitale culturelle, New York. Pour nous faire avaler cette couleuvre anglo-américaine, le tout était entrelardé de chansons québécoises avec une finale franco-française : Aznavour et Patrick Bruel qu’on avait fait venir par Air-France in the air. Ce n’est pas la première fois que l’assimilateur national nous présente un contenu largement bilingue; le sommet avait été le Show du Refuge avec un contenu à 70 % anglophone. Thank you, merci !


 
24 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 9 janvier 2017 01 h 47

    L'histoire ailleurs est celle qui compte

    Je n'écoute pas et ne regarde pas Radio-Canada depuis belle lurette, sauf quelques émissions de sport.

    Au volant, il m'arrive, en zappant, de tomber sur Première et ses variations entre Montréal, Rrois-Rivières et Québec.

    J'y trouve des variations locales, mais aux bulletins de nouvelles, la conception du Québec par Radio-Canada ressort avec force. New York est rarement le coeur, sauf si les recherchistes ont déniché quelques locaux qui s'y exhibent, question de montrer qu'ils sont dans le centre du monde.

    Pour renforcer l'image, les gérants des nouvelles nous annoncent ce qui a cours ailleurs, au Nouveau-Brunswick, en Colombie-Britannique, en Ontario, parfois en Alberta afin de nous faire rnedre compte que des choses importantes se passent dans ces provinces.

    Conséquemment, ce qui se déroule au Québec devient du même ordre : des faits divers exprimant la variét canadienne.

    Pour que ceux-ci paraissent vriment divers, les commentateurs de la scène internationale sont de France, des États-Unis, parfois d'ailleurs, mais rarement du Québec comme s'il n'y avait personne de ce calibre.

    C'est ainsi qu'est ratatiné l'image du Québécois. Alors, que Direct de l'Univers ait mis en relief ce que vous signalez n'a rien de surprenant. Le peuple québécois n'a pas de télévision d'État, ni de télévision qui a pour visée de le révéler, encore moins d'événements marquants, les seuls étant des faits divers ou des artistes qui sont reconnus ailleurs.

    S'agit-il d'un processus d'assimilation ? Je dirais qu'il s'agit plutôt d'un processus de déconstruction au sens où l'intérêt d'un diffuseur comme Radio-Canada est de construire une idée du Canada et de ratatiner celle du Québec, bien sûr avec nos taxes.

    Il fut un temps où, au Québec, on se voyait par le prisme de la religion. Aujourd'hui, on se voit par celui de la construction canadienne qui a tout d'une religion.

    • François Dugal - Inscrit 9 janvier 2017 10 h 40

      Radio-Canada reste fidèle à sa mission, monsieur Bariteau : être le fer de lance officiel de la politique culturelle canadienne.
      Une fois que l'on sait ça, pourquoi tout cet inutile chiâlage?

    • Claude Bariteau - Abonné 9 janvier 2017 12 h 32

      Cher monsieur Dugal, je ne chiâle pas et ce que je dis n'a rien d'inutile. Ce sont des faits. En cela, je dis avec plus de détails, ce que vous considérez la mission de Radio-Canada.

      Si cette mission vous sied, ce que vous semblez dire, moi, elle ne m'indiffère pas, car la radio d'État entretient des idées avec mes taxes et emploie des colporteurs qui s'apparentent à des missionnaires du Canada qui nous innondent de propos lénifiants et très orientés.

  • Jacques Lamarche - Inscrit 9 janvier 2017 05 h 16

    L'assimilation sur la bonne voie!

    Radio-Canada se veut un des principaux instruments de la contruction d'une autre identité des Québécois! M. Courval en témoigne et s'en indigne! Il souligne aussi, implicitement, que bon nombre de ses compatriotes aiment bien Radio-Canada et qu'ils sont rendus là!

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 9 janvier 2017 05 h 38

    J'ai le sentiment que Lord Durham

    est revenu en force a Ottawa et a Radio-Canada Montreal au grand plaisir de nos colonisés.Il semble bien que non seulement "On est pas tannés de mourir." mais que
    l'on aime l'agonie a petits feux. Bref la fierté et l'amour de la liberté ont disparu de nos genes.

  • Gilles Racette - Inscrit 9 janvier 2017 05 h 52

    Tout a fait d'accord avec vous Maxime Courval, j'ai regardé cette émission jusq'a la fin en me disant que c'était impossible qu'on nous présente une telle chose une veille de jour de l'an, que ce n'était

    qu'un prélude mais bon...

  • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 9 janvier 2017 06 h 56

    Les préférés d'ici?

    Il est assez étonnant que lorsqu'on demande à un acteur ou chanteur québécois quel est son acteur préféré qu'il nomme un acteur ou chanteur étranger, habituellement anglo-saxon.

    Ils veulent qu'on les soutiennent tous mais ne sont même pas capables d'être solidaires avec leur propre confrérie.

    Et que dire de ceux-là qui ressentent le besoin d'aller "se ressourser" à New-York? C'est à vomir.