Décès de Jacques Fournier

La voix et la plume de Jacques Fournier (1947-2016) se sont tues abruptement fin novembre. Ce citoyen militant engagé, que j’ai connu comme collègue à la PEN (Presse étudiante nationale) durant mes études, posait des questions, suscitait des débats, menait des batailles sociales et politiques pour le bien commun avec un acharnement courtois. Toujours respectueux de l’autre mais courageux dans ses confrontations d’idées, il m’a appris à être debout derrière un micro avant la fin d’un discours politicien, car un élu s’expose rarement à plus de deux questions du public dans une instance démocratique ! À l’heure où Donald Trump est élu président désigné, le ministre Barrette bouscule et intimide sans débattre, et l’austérité salvatrice fait disparaître tant de forums démocratiques au Québec que je me dis que son coeur a implosé de douleur ! Car son humanisme, mais aussi sa sensibilité, était heurté malgré son sourire omniprésent. À moins que ce ne soit une rare implosion de colère…

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